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À la découverte de notre patrimoine

le 23 août 2016

La 33ème édition des Journées européennes du patrimoine aura lieu les 17 et 18 septembre prochain. Elle est placée cette année sous le thème « Patrimoine et citoyenneté » : une opportunité d’appréhender les lieux et les monuments où la citoyenneté s’est construite et dans lesquels elle s’exerce quotidiennement

Depuis 1984, le ministère de la Culture invite les Français à (re)découvrir les richesses patrimoniales françaises. Depuis son lancement, cette journée qui met à l’honneur tous les patrimoines (artistiques, archéologiques, industriels, agricoles, fluviaux ou encore militaires) ne cesse de susciter l’engouement du public, tant à l’échelle nationale qu’européenne.

Le patrimoine constitue un repère structurant dans le temps et l’espace. Il incarne et symbolise l’évolution des arts et de la culture, mais aussi des idées qui ont façonné notre histoire. Comprendre et le connaître, c’est comprendre et connaître la société dans laquelle nous vivons, appréhender les valeurs sur lesquelles elle se construit.

À cette occasion,  la commune met en lumière trois lieux, visibles de la rue, qui ont façonné l’histoire de notre commune. Le voyage dans le temps est garanti !

Le Jardin de la cave

Située au 68 rue de Paris, la propriété « Le Jardin de la Cave » porte le nom d’un ancien vignoble de 4 400 m² qui se situait sur une partie de son parc. Cet élégant pavillon, de style néo-classique, fut construit au XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV dont l’architecte aurait pu être le célèbre Ledoux. Il s’inspire des villas du Palladio, ce grand architecte italien du XVIe
Cette demeure fut successivement habitée par diverses familles. La première était de riches marchands fermiers laboureurs : les Chapon. Simon Chapon meurt en 1777. Son fils, Etienne Chapon (né à Saint-Brice en 1747) est l’un des plus forts contribuables du village. Il eut au moins 18 enfants entre 1775 et 1796 de son épouse Marie-Madeleine Lefèvre, fille du meunier du moulin de Copin, à Sarcelles.
Pour anecdote, en 1870/1871, durant l’occupation prussienne, cette demeure fut le siège de la Kommandantur, ce dernier étant situé juste en face de l’ancien presbytère où logeait l’abbé Salati, « sauveur de Saint-Brice », dernière personnalité présente dans la commune durant l’occupation.
Au fond du parc, on peut admirer un kiosque de jardin dont la toiture de chaume a été restaurée.

L’école Jules Ferry

En 1830, la Commune fait bâtir une école rue de Paris, sur l’emplacement de l’ancien cimetière, attenant à l’église du côté Sud. Ce bâtiment servait aussi de mairie. L’école devint trop petite en 1890 avec 72 élèves. Lors de la promulgation des lois Jules Ferry, la Ville décida de construire l’école que vous connaissez tous aujourd’hui (située rue des Écoles). La première rentrée eut lieu le 1er octobre 1896. La mixité n’étant pas à l’époque d’actualité, les garçons occupaient une partie des locaux et les filles la seconde. Même la cour de récréation était divisée en deux ! Cette cohabitation dura jusqu’à la fin de la construction du groupe scolaire Jean de la Fontaine (l’école des filles). L’école Jules Ferry est seulement devenue mixte à la rentrée scolaire de l’année 1971.

La Tour de Nézant

Au chemin de Nézant c’est ce qui reste du Hameau d’Anézant qui existait au XIIe siècle. D’après l’abbé Pacaud, historien de Groslay, la tour est le vestige embelli de l’antique moulin de Nézant. Ce moulin existait encore en 1842 et le dernier meunier, semble-t-il, se nommait Antoine Lefèvre. Une maison, construite en contrebas, fut habitée jusqu’à la Seconde Guerre mondiale par Lise Deharme, femme de lettres qui recevait beaucoup d’artistes dont les Surréalistes. Son mari, Paul Deharme, fut un des pionniers de la publicité sur la radio naissante.

Le pamphlétaire Henri Jeanson (1900 – 1970) acquit la Tour en 1939. Il y fut arrêté par la Gestapo en 1942. Son épouse, Marion Delbo, comédienne, y résida jusqu’en 1961. Elle y reçut l’écrivain et mécène Marie-Laure de Noailles, le compositeur Georges Auric, le poète Jean Cocteau…
Hélène Duc, la célèbre Mahaut d’Artois de la série télévisée « Les rois maudits », inspirée de l’ouvrage de Maurice Druon, y séjourna aussi de 1952 à 1958. Elle est encore habitée à ce jour.

Tirés des articles « parcours découverte » de l’association des Amis du vieux Saint-Brice.

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