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Guerre d'Algérie : une reconnaissance tardive du massacre des harkis

le 29 novembre 2016

La Ville participera le lundi 5 décembre à la journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. L’occasion de revenir sur le combat mené par les harkis pour la responsabilité de la France sur cette tragédie.

Il existe parfois une confusion dans l’esprit du public au sujet des différentes dates liées à la guerre d’Algérie. Chaque année, depuis 2003 et sur décision du président de la République Jacques Chirac, une journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie a été instaurée par décret le 5 décembre. Cette date ne fait pourtant écho à aucun événement de la guerre d’Algérie, mais au jour où Jacques Chirac avait inauguré, en 2003, un mémorial, situé Quai Branly à Paris, en hommage à tous les morts militaires et civils du conflit. Il s’agit d’une date plus consensuelle que celle du 19 mars, souvent qualifiée de « cessez-le-feu » théorique.

« L’UNC ne reconnaît pas cette date en raison du nombre de morts survenus après le 19 mars, sans parler de l’exode de plus de 800 000 civils et les exactions commises envers les harkis. C’est pourquoi nous commémorons chaque année la date du 5 décembre », précise Gilles Van den Broeck, président de l’Union nationale des combattants (UNC) pour la section de Saint-Brice.

Une reconnaissance tardive du massacre des harkis

Si les familles des harkis – ces Algériens qui ont combattu aux côtés de l’armée française durant la guerre d’Algérie – prennent part chaque année à la cérémonie du 5 décembre, elles se réunissent également,  depuis 2002, à l’occasion d’une journée nationale d’hommage aux harkis, instituée le 25 septembre. Elle se tient dans la cour d’honneur des Invalides et à l’Arc de Triomphe, à Paris, et commémore la mémoire des 150 000 harkis morts pour la France. Malgré le combat mené par les harkis, il a fallu attendre 2014 pour la reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans l’abandon, les massacres des harkis en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France.

Après cette reconnaissance tardive, nous attendons aujourd’hui une grande loi pour réparer symboliquement et matériellement les préjudices subis, explique Kader Tam, président de l’association culturelle des harkis d’Île-de-France (ACH-IDF).

Pour que de tels actes ne se reproduisent plus

L’ACH-IDF s’associe ainsi, depuis 2010, à la journée de l’abandon, du massacre des harkis et des conditions d’accueil des rescapés dans des camps en France, qui se tient le 12 mai. Depuis 2016, la Fondation du 12 mai 1962 a vu le jour afin que la mémoire et l’histoire des harkis puissent être pérennisées. « C’est aux futures générations de poursuivre le travail entrepris. Nous sommes convaincus qu’il existe aujourd’hui une réelle volonté politique de parler enfin de ces pages sombres de l’histoire de France », conclut Kader Tam.

La Municipalité de Saint-Brice-sous-Forêt et l’UNC vous invitent à participer à la commémoration du 5 décembre pour rendre hommage aux victimes de la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Ces commémorations rappellent que le devoir de mémoire est essentiel pour chaque citoyen afin de maintenir la paix.

Lundi 5 décembre à 18 h, monuments aux morts du parc de la mairie

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Latitude : 48.99766778133193 Longitude : 2.358151108212269 Adresse : 14 rue de Paris 95350 Saint-Brice-sous-Forêt

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