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Ultra Trail Angkor 2016

le 22 février 2016

Pari réussi pour Jean-Claude Le Cornec avec cette première édition de l’Ultra Trail d’Angkor qui s'est déroulé du 23 au 27 janvier au Cambodge.

Avec 307 participants inscrits dont plus de 40 % de  femmes pour 4 distances proposées, 128 km, 64 km, 32 km et 32 km Marche nordique. Cette course a amené les coureurs à travers le site archéologique de Siem Reap, plus grand site archéologique religieux du monde, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l'UNESCO et qui abrite les fameux temples d’Angkor… Le parcours serpente au milieu de beaux temples en ruine, de la faune, des rizières et des prairies.

Sécuriser une telle épreuve n’est pas une mince affaire, Jean-Claude Le Cornec organisateur du trail a pu s’appuyer sur l’aide précieuse des militaires cambodgiens ainsi que du soutien de M. Vath Chamroeun, Secrétaire Général du National Olimpic Commitee of Cambodgia.

Alors que la ville de Siem Reap s’éveille doucement à la lueur de l’aube, une intense activité règne dans Angkor Thom, un des joyaux du site. Le spectacle des lumières frontales des coureurs pourraient faire croire à une techno party mais sans musique. A la place, on peut entendre parler français, italien, anglais, allemand, chinois… (26 nationalités sont représentées sur l’Ultra Trail d’Angkor). La relative fraîcheur de l’aube va permettre de parcourir une bonne quinzaine de kilomètres ou plus pour les meilleurs dans des conditions presque idéales.

Le départ est très matinal afin d’éviter le lourd soleil cambodgien, nous sommes en hiver mais ce samedi 23 janvier, il fera, foi de cambodgien, exceptionnellement chaud 38°. Cette forte chaleur sera déterminante et pèsera lourd dans les distances de 64 et 128 km. Iront jusqu’au bout, les athlètes ayant le mieux résister à cette infernale chaleur.

Très roulant, cette 1ère partie du parcours se déroule sur une piste caillouteuse, vous êtes surpris par la majesté et la magie de la forêt tropicale où se mêlent cris d’oiseaux et hurlements des singes. Et puis les temples se succèdent, au contournement de Ta Prohm, c’est assez incroyable, on a l’impression d’être en pleine jungle, logeant un vieux mur de pierre, et régulièrement des vieilles statues et des ruines apparaissent. C’est magnifique, et difficilement explicable !

Mais le jour se lève très vite, il s’agit de ne pas traîner en chemin…

Le soleil est bien haut lorsque les coureurs débouchent en plein campagne. Les rizières sont arides, le pays traverse une longue période de sécheresse… Un ravitaillement en eau est prévu tous les 5 km environ. Pas d’ombres en vue et seulement quelques buffles comme spectateur, les coureurs passent d’une parcelle de rizière à une autre en zigzaguant sur les petites digues de terre séchée.

À la croisée d’un vieux chemin de terre aux environs des 20 km, les coureurs du 32 km bifurquent vers la droite vers la fin de leur parcours, tandis que les 64km continuent leur périple qui les feront traverser de nombreux petits hameaux où villageois et enfants sortent pour regarder ce spectacle un peu insolite pour eux !

« Les gamins sur le bord de la route ne suffisent plus (mais ça aide quand même !). Ça dégoûte même de les voir courir à coté de toi, en pleine forme, et accélérer sans un effort…  » Raconte Muly Yan (64 km), une niçoise dont les parents sont d’origine cambodgienne.

La fin du parcours est un peu plus ombragée car le tracé revient vers le site d’Angkor, au passage, les coureurs longent un magnifique et gigantesque bassin (ou douve) rempli de nénuphars qui entoure le majestueux temple d’Angkor Vat.

L’intense trafic qui règne est un signe que la fin est toute proche. Auparavant, il faudra franchir la porte Est d’Angkor Thom par une route pavée. Celle-ci est gardée de chaque côté par 54 géants de pierre qui tiennent le serpent sacré, le Nâga à 7 têtes. Une escorte royale pour les coureurs et marcheurs nordiques qui en terminent avec les 32 km.

L’arrivée est dressée devant la fameuse Terrasse des Éléphants, long de 300 m et haut de 5 m (c’est de cette terrasse sculptée d’éléphants en relief que l’ancien Roi Khmer regardait défiler son armée).

La course continue pour le TA 64 km et les coureurs devront franchir les 700 marches du Temple de Phnom Bok avant de traverser les rizières et le plateau désertique pour rejoindre le temple de Chau Srei Vibol. Les longues pistes en latérite mettront les organismes à mal et c’est une traileuse venant d’Irlande qui franchira la première la ligne d’arrivée en 6 h 29’02

Pour les courageux des 128 km, le passage devant l’arrivée n’est que la mi-parcours, ils doivent prolonger d’environ 64 km vers le nord-ouest et affronter d’autres difficultés. Courir dans des portions sableuses où chaque foulée devient un calvaire.
Encore une fois, les villageois, spectateurs locaux ont fait oublier les douleurs. Et il fallait un gros mental pour vaincre ces 128 km et ne pas penser aux traumatismes liés aux nombreuses ampoules aux pieds apparus dès les premiers kilomètres dans ces portions sableuses.

Les plus entraînés finiront au milieu de la nuit et à l’aube où au petit matin pour les autres…

« du coup, je continue en ne pensant qu’à mettre un pied devant l’autre … » témoigne un participant.

C’est un coureur Malaisien qui franchira le premier la ligne d’arrivée de l’ULTRA TRAIL D’ANGKOR en 18 h 34’ 56’’ suivi de moins de 4 minutes plus tard par Andrew Porter, coureur Sud Africain. La première féminine, Suksodreaw Boonthanit venant de Thaïlande terminera en 21 h 27’ 57’’.

M. Nez Rouge

SDPO associé cet événement sportif et culturel avec une opération humanitaire envers les enfants du Cambodge. À cette occasion, une Grande marche Humanitaire avec l'association M. Nez Rouge (basée à Groslay) a été organisée. Trois petites ONG ont pu ainsi recevoir des dons récoltés auprès des participants. Une centaine de personnes dont 50 enfants avec leur Nez Rouge ont participé à cette marche solidaire.

Le dernier mot sera pour l’organisateur : "Monter une telle épreuve, prend énormément de temps et d’énergie, nous avons réussi avec l’aide de PHOENIX Voyages et de nos partenaires, le jeu en valait la chandelle, avec pour preuve tous ces coureurs qui arrivaient les pouces levés et le sourire aux lèvres malgré la difficulté, c’est notre récompense… La reconnaissance du pays d’accueil avec le soutien du Comité National Olympique Cambodgien et la venue du Ministre du Tourisme, Dr Thong Khon est aussi une satisfaction pour moi".

Pour finir, l'association SDPO ne peut que proposer aux nombreux Saint Briciens de venir nous rejoindre le 21 janvier 2017. Pour les non sportifs et accompagnateurs, une semaine culturelle ainsi que petite marche humanitaire vous sera proposé. Marcelle Cayrac, Catherine et Alain Bichat, habitant Saint-Brice-sous-Forêt étaient du voyage et ont participé à la Grande Marche Humanitaire M. Nez Rouge, pourquoi pas vous ! Cette épreuve est également ouverte à la marche nordique , l’appel est lancé…

Qui se cache derrière l'association SDPO ?

C’est l’histoire d’un coureur marathonien Jean-Claude Le Cornec qui, à la fin de sa carrière, décida de faire partager sa propre passion.
En devenant organisateur de trail, il proposa aux coureurs puis aux marcheurs de décliner différemment leurs talents en conjuguant le sport et la culture.
Pour continuer à voyager sportivement rendez-vous sur le site internet de l'association .

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