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Favoriser la biodiversité, une mission de l’ONF

© ONF

L’Île-de-France a perdu plus de 30% de ses oiseaux en moins de quinze ans. État des lieux sur la préservation de nos espèces dans notre région.

Malgré le déclin important des espèces d'oiseaux, la forêt, conserve ses espèces spécialisées malgré un léger recul de 3% sur la période 2004-2017 (sources : La Surveillance Temporelle des Oiseaux Communs (STOC) 2017). La STOC indique une disparition inquiétante de certaines espèces d’oiseaux et une augmentation des espèces généralistes, sur le territoire et en Île-de-France.

Qu’en est-il des oiseaux forestiers ?

La forêt d’Île-de-France, majoritairement peuplée d’arbres feuillus, couvre 23 % du territoire. Elle est prépondérante pour une grande majorité d’oiseaux forestiers qui sont dans une situation satisfaisante en Île-de-France.

La protection de l’environnement et des écosystèmes fait partie de l’action des forestiers

Au quotidien :
• ils favorisent le mélange d’espèces en maintenant des milieux ouverts et diversifiés ainsi que des îlots de vieux bois,
• créent des réserves biologiques (milieux protégés),
• mènent des études environnementales en partenariat avec des scientifiques et des naturalistes. Parallèlement, les forêts domaniales ont comme fonction de produire du bois et d’accueillir le public.

  • Certaines espèces sont en augmentation depuis une dizaine d’années, comme la Grive musicienne , le Grosbec casse-noyaux, le Roitelet triple-bandeau (+146%), le Roitelet huppé (+114%), le Grimpereau des jardins (+46%), le Rougegorge familier (+22%) ;
  • Certaines espèces semblent sensibles au changement climatique, par exemple le Bouvreuil pivoine (-67%) en net déclin au niveau national et en Île-de-France, le Pouillot fitis, la Mésange boréale...
  • Les pics, Pic épeiche et Pic mar sont stables ou en augmentation et ils semblent tous deux en expansion sur le territoire francilien. Le Pic noir s’est installé en région parisienne depuis les années 60 et a aujourd’hui colonisé la plupart des forêts franciliennes mais le Pic cendré n’arrive plus à maintenir ses effectifs sans que l’on en comprenne vraiment les causes.

Comment l’ONF agit sur la préservation des oiseaux ?

Améliorer la qualité des habitats, une action au coeur de la politique et des aménagements forestiers. La politique visant à conserver les grands massifs forestiers, la gestion sylvicole qui intègre des objectifs écologiques, les aménagements pour la continuité écologique, l’amélioration de la connaissance des milieux forestiers sont des actions menées par l’ONF.

Développer un réseau de vieux arbres, d’arbres morts et de réserves biologiques

Arbre-à-cavité-en-forêt (Agrandir l'image). © ONF

Beaucoup d’oiseaux dépendent des vieux arbres (population de pics par exemple) pour se loger et se nourrir. L’ONF met en place une gestion conservatoire d’arbres : conservation d’un réseau d‘îlots de
vieillissement et de vieux arbres isolés mais aussi de réserves biologiques dirigées ou intégrales dans plusieurs forêts du territoire francilien.

Entretenir des zones ouvertes

Par ailleurs, l’ONF entretient des zones humides et des prairies qui jouent un rôle fondamental pour accueillir des espèces variées. Cet entretien suppose l’obtention de financements spécifiques. 

Aménager les forêts avec un cœur moins accessible donc plus protégé

83% des franciliens aiment aller se promener en forêt. La pression de visites par hectare s’est accrue significativement.

© ONF

Organiser la circulation et aménager des lieux accueillants permettent de canaliser un public toujours plus nombreux. Afin de préserver les sites sensibles, les visiteurs sont orientés vers des structures d’accueil privilégiées permettant de préserver les cœurs de forêt.

A chacun des visiteurs d’en préserver l’intimité.

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