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Les amis des animaux ont besoin d’aide

le 8 novembre 2017

À l’occasion de la Journée internationale pour les droits des animaux le 10 décembre, la Ville met à l’honneur les bénévoles qui s’investissent pour les chats errants de la commune.

Le nombre de chats errants dans la ville a explosé ces dernières années. Face à ce constat, des Saint-Briciennes œuvrent dans l’ombre pour le bien-être animal : trappage, stérilisation, identification, adoption… Grâce à leur travail, elles permettent de réduire le nombre de chats errants, évitent la recolonisation des territoires par de nouveaux individus et favorisent l’intégration de l’animal en ville.

Jennifer

C’est le cas, par exemple, de Jennifer qui va nourrir neuf chats tous les soirs depuis deux ans dans la zone industrielle (NDLR : voir la galerie photos ci-dessous). « Je suis bénévole d’une association qui organise des collectes alimentaires mais si les dons ne sont pas assez nombreux, je peux dépenser jusqu’à cent cinquante euros par mois  » explique cette trentenaire. « Au départ, il y avait quinze chats. J’ai pu en faire adopter cinq, grâce à une association, et j’en ai pris chez moi. » rajoute-t-elle.

10 décembre : une date symbolique

La Journée internationale des droits des animaux est célébrée chaque année par les associations de défense des animaux. Ainsi chaque 10 décembre, qui est aussi la Journée internationale des droits de l'homme, de nombreuses manifestations ont lieu partout dans le monde. Pour les défenseurs des droits des animaux, cette date est symbolique et vise à promouvoir l’égalité des droits de tous les êtres vivants, humains ou non. L’objectif, avec ces événements publics, est également de créer un débat public sur le traitement des animaux.

Yolande

Yolande donne toute son énergie pour la cause animale depuis une quinzaine d’années. Chez elle, on compte une vingtaine de félins. Des chats abandonnés, sauvages, handicapés… Tous sont des chats sauvés d’une vie misérable. « Il faut arrêter de faire de l’anthropomorphisme. On entend souvent dire qu’il faut qu’une chatte ait une portée pour être heureuse ou que castrer un chat va l’atteindre dans sa fonction de mâle. Que ces personnes aillent faire un tour dans les associations et les refuges. Ils sont surchargés et n’en peuvent plus. Je ne demande pas grand-chose : stérilisez vos animaux !  », lance-t-elle, exaspérée par le comportement des propriétaires irresponsables. Elle poursuit : « J’ai fait adopter des centaines de chatons. Malheureusement, pour les chats adultes, c’est plus compliqué. Certains sont sauvages, donc si je peux, je les garde. Mais la plupart du temps, je les relâche sur le lieu de la capture après les avoir identifiés et stérilisés, sans pour autant être certaine qu’ils trouvent un abri où passer l’hiver. »

Marie-Noëlle

Marie-Noëlle se rend tous les midis dans le quartier de la gare, avec son sac de pâté et croquettes, pour s’occuper de six chats : « L’espérance de vie d’un chat errant est très faible. L’absence de nourriture, le froid, la maladie… Je ne comprends pas les gens qui restent indifférents face à ces pauvres bêtes. Et encore moins ceux qui se manifestent violents envers eux et même nous, parfois. »

Carmen (Agrandir l'image). Carmen a disposé des abris pour les chats errants du quartier des Vergers

Carmen

Carmen a créé différents abris, dans son jardin, pour les chats des Vergers. « Noël approche , s’inquiète-t-elle. Un chat n’est pas un jouet. Il faut bien réfléchir avant d’en adopter un. Par exemple, se demander qui va s’en occuper pendant les vacances.»

Sophie

D’autres habitantes aident les associations en étant familles d’accueil, comme Sophie : « Je trappe des chatons dans le centre-ville. J’essaie de les socialiser à l’humain, ce qui n’est pas évident car plus ils passent de temps dehors, plus c’est dur. Puis, je les fais adopter, en passant par une association car cela me donne une garantie que le chat sera stérilisé par la suite et donné à une personne de confiance. Je suis devenue, au fil des expériences, très méfiante, même si les gens présentent bien. Quand on demande un chèque de caution pour la stérilisation, ça filtre tout de suite. »

Cécile

Cécile, également famille d’accueil, raconte sur la page Facebook de la ville : « J’ai récupéré, en 2014, un chat qui trainait dehors, je l’ai fait stérilisé et l’ai gardé car personne ne l’a réclamé. J’ai récupéré une femelle qui pleurait dehors toutes les nuits l’automne dernier, personne ne l’a réclamée non plus. Je l’ai tatouée et stérilisée. Le législateur devrait obliger les gens à stériliser leurs animaux.   »

Si vous souhaitez aider ces bénévoles,
contactez la police municipale au 01 34 29 42 17 qui relayera.

L’identification est obligatoire depuis 2012

Même s’il y a encore beaucoup de comportements irresponsables, des habitants font preuves de belles initiatives. « Certains gardent les animaux perdus le temps que le propriétaire soit retrouvé, d’autres les amènent à la clinique.  » témoigne Éric Msika, le vétérinaire de la rue de Paris. Beaucoup d’animaux se retrouvent perdus suite à un déménagement ou lorsque les gens réalisent des travaux à la maison. Il est nécessaire d’être vigilant car tout changement pour un animal engendre du stress. Pour rappel, l’identification est obligatoire en France depuis 2012, cette mesure est peu suivie selon l’étude récente de l'I-CAD et de TNS Sofres . Pourtant, elle démontre qu’un animal identifié a près de 40 % de chances en plus d’être retrouvé.

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