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Des coupes d'arbres de châtaigners en forêt de Montmorency

le 30 octobre 2017

© Pixabay

La forêt de Montmorency, qui se caractérise par une proportion importante de châtaigniers (plus de 70 % des peuplements), souffre d’un dépérissement important. L'office national des forêt va opérer des coupes d'arbres suivies de plantations multiples.

Ce grand massif d’environ 2 000 hectares souffre actuellement d’un dépérissement important de cette essence dû à la maladie de l’encre, un pathogène microscopique qui attaque le système racinaire des arbres.

Dépérissement châtaigner (Agrandir l'image). © ONF

Ce pathogène, à l’état latent, s’est propagé très rapidement ces deux dernières années au sein des châtaigniers en raison de printemps humides qui ont engorgé les terrains favorisant la multiplication et le déplacement du pathogène dans le sol. Puis les périodes de sécheresse qui ont suivi ont achevé les arbres aux systèmes racinaires nécrosés.
Ce constat a été réalisé en collaboration avec le département « santé des forêts » du Ministère de l’Agriculture. Des mesures d’analyse sont prises en laboratoire.

Des coupes suivies de plantations vont se multiplier

Drone (Agrandir l'image). © ONF

Afin de quantifier ce constat alarmant, un travail de cartographie a été fait à partir de photos aériennes. Cela a permis dans un premier temps de visualiser les zones les plus impactées et de faire un bilan du dépérissement dans cette forêt.
Les premières mesures sylvicoles consistent à programmer sur les peuplements morts ou dépérissants des coupes sanitaires conduisant à des coupes rases qui seront suivies de plantations d’essences mieux adaptées au sol et tolérantes au pathogène.

Qu'est-ce que la maladie de l’encre ?

Elle fait son apparition en 1871 dans les Cévennes et endommage les châtaigneraies. Il s’agit d’un pathogène appelé Phytophtora qui attaque le système racinaire des châtaigniers.
On constate un développement de cette maladie en Île-de-France, notamment dû aux hivers doux et aux printemps pluvieux, favorables à la prolifération de ce pathogène qui se propage plus facilement dans l’eau.
Les arbres touchés se caractérisent par des feuilles jaunâtres et petites, un dessèchement des rameaux, des fructifications de petite taille puis un dépérissement général.
Il n’y a pas de traitement pour lutter contre cette maladie.

En savoir plus : www.onf.fr/enforet/monmorency

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