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Marie-Eugène Sue

Marie-Eugène Sue, dit Eugène Sue, naît en 1804. Issu d’une brillante famille de chirurgiens, filleul des Beauharnais,

(PARIS 1804 - ANNECY-LE-VIEUX / DUCHÉ DE SAVOIE 1857)

Fils turbulent et indomptable, il supporte fort mal la vie de collège. Pour le dresser, son père lui impose un engagement militaire, dans le service de santé, puis des voyages maritimes.
Ce sont ces voyages qui vont lui inspirer ses premiers romans d’aventures, fragmentés en épisodes, où il défie avec cynisme toutes les règles de la morale et des bonnes mœurs.

En 1830, héritier d’une solide fortune à la mort de son père, il mène pendant quelques années une vie fastueuse de dandy bien en vue.
L’écriture qui n’était pour lui qu’un loisir devient un gagne-pain et il se lance avec succès dans la production d’élégants romans de mœurs, publiés en feuilletons, comme Mathilde, Mémoires d’une jeune femme.

À partir de 1841, il manifeste une sympathie pour le courant socialiste et s’intéresse aux classes populaires, aux bas-fonds parisiens dont la dépravation, selon lui, est causée par l’attitude inhumaine de la nouvelle bourgeoisie industrielle. De juin 1842 à octobre 1843, il fait paraître dans le Journal des Débats, un feuilleton quotidien qui aura un succès retentissant : Les Mystères de Paris. En 1844 - 1845, un second feuilleton connaîtra aussi un très grand succès : Le Juif errant.

En 1849, il est élu député  républicain socialiste de Paris. À la suite du coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851, il est emprisonné puis relaxé. Il s’exile alors en Savoie où il restera jusqu’à sa mort en 1857. Son activité littéraire continuera d’être très importante mais la censure s’exercera en France pour empêcher l’édition des dernières œuvres.
Eugène Sue vint résider chez sa sœur madame Caillard, au château de Saint-Brice, où il écrivit l’un de ses romans. Victorine Sue, sa sœur avait épousé Vincent Caillard, l’héritier des Messageries Laffitte et Caillard, entreprise prospère fondée par son beau-père, surnommé le Napoléon des diligences. Le souvenir de madame Caillard est lié aux travaux  d’aménagement de bassins qu’elle avait entrepris dans le parc du château, parc qui a été loti après la première guerre mondiale. La tombe  du père d’Eugène Sue, Jean-Joseph Sue, membre de l’Académiede Médecine mort en 1830, existe toujours dans le petit cimetière d’une commune voisine : Bouqueval, où il possédait une maison de plaisance.

Texte rédigé par l’association Les Amis du vieux Saint-Brice

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