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Marion Delbo, comédienne

Née le 10 février 1901 à Aiguebelle (Savoie), Germaine Marie-Ernestine Delbo, épouse d’Henri Jeanson, fut comédienne, actrice de cinéma et écrivain sous le nom de Marion Delbo.

(AIGUEBELLE 1901 - NEUILLY 1969)

Montée à Paris vers 1920, elle y fait ses classes de Conservatoire et débute sur les scènes parisiennes en 1923, obtenant de beaux succès de boulevard dans des pièces signées Tristan Bernard, Steve Passeur, Henri Jeanson.

Quittant le théâtre pour le cinéma à l’aube du parlant, elle tourne, de 1932 à 1964, dans neuf long-métrages et trois séries télévisées, sous la houlette de réalisateurs célèbres et en compagnie de partenaires illustres, comme Fernandel, Danielle Darrieux, Gérard Philippe.

Toutefois, elle n’a jamais obtenu de premiers rôles, et s’est même souvent trouvée cantonnée à des rôles de composition bien courts. Pourtant, ses qualités professionnelles ont été saluées par la critique : son aplomb, son investissement, ses qualités de diction, sa présence sont évidents.

Grande amie de Lise Deharme, elle fréquente l’avant-garde littéraire et mondaine, Paul Eluard, Louis Aragon, Elsa Triolet, Georges Hugnet, Marie-Laure de Noailles. Son mari, homme de théâtre, de cinéma et de presse, la place à l’épicentre de la vie artistique, de la vie de la presse et de la politique des années 30. Elle assiste à tout, elle est connue de tous. Elle mène une vie de relations excitante. Aimable, conviviale, elle conserve toutefois un rôle discret et ne se veut pas une femme d’influence, tandis que son mari, lui, développe ses qualités d’homme d’action et de contestation, attirant vers sa personne les éloges comme les inimitiés.
Elle vient habiter Saint-Brice-sous Forêt en 1939, à la Tour de Nézant, cédée par Lise Deharme.

En 1942, Marion Delbo crée la surprise en révélant des talents cachés d’écrivain, avec un roman sentimental, « Monsieur Durey », dont la forme s’inspire de celle du monologue de théâtre, à la manière d’un Joyce.

Les vies de Marion et d’Henri Jeanson divergent peu à peu, jusqu’au divorce final. Mais elle continue à recevoir les amis du couple ou ses relations personnelles, perpétuant à la Tour les habitudes mondaines héritées de Lise Deharme, en y ajoutant la convivialité de réceptions amicales et intimes.

La fin de la vie de Marion Delbo est très discrète. Henri Jeanson aide jusqu’au bout son ex-épouse. Affaiblie physiquement et moralement, celle-ci s’éteint le 14 juillet 1969, à Neuilly-sur-Seine. Elle repose au cimetière communal de Saint-Brice, aux côtés de sa mère, Thérèse.

Marion Delbo a tourné notamment dans :

  • L’Hôtel du libre-échange (1934) ;
  • Club de femmes (1936) ;
  • Julie de Carneilhan (1948) ;
  • Tous les chemins mènent à Rome (1949) ;
  • Juliette ou la clef des songes (1951) ;
  • Le chevalier de maison rouge (1954) ;
  • L’Inspecteur Leclerc mène l’enquête (TV 1963).

Ses romans sont édités chez Denoël :

  • Monsieur Durey (1942) ;
  • Côte de Grâce (1959) ;
  • Pauline ou le désordre (1964) ;
  • Le soleil était gai (1967).

Texte rédigé par François Carcassonne, Les Amis du vieux Saint-Brice

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