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Un peu d’histoire

La Grande Rue - magasin de bonneterie (1917)

Découvrez l'histoire de votre ville de 1125 jusqu'à nos jours : les dates clés, les moments forts de notre histoire...

L’origine de Saint-Brice est très ancienne. De nombreux vestiges le confirment. Le nom est attesté dès 1125. En 1138, la paroisse englobait aussi Piscop. Notre élégant clocher actuel date du XIIIe siècle.
Saint-Brice appartenait à cette époque à la châtellenie des Montmorency.
Le village était constitué d’une soixantaine de fiefs répartis entre plusieurs propriétaires.
La famille Braque, propriétaire des fiefs : la Motte et Hugot, obtint le titre de seigneur de Saint-Brice.

La paroisse souffrit des divers conflits des XIVème et XVème siècles : jacqueries, Guerre de Cent Ans, guerre dite « du Bien Public ».
Incendies, exode des habitants. Le calme revint pour quelques décennies. L’église dut être reconstruite en 1525 ; seul le clocher était resté en très bon état. Les Guerres de Religion du XVIème, où les Montmorency étaient pourtant très impliqués, ont en revanche épargné le village.

Carte postale 1 (Agrandir l'image). Rue de Montmorency

En 1632, le duc Henry de Montmorency, accusé d’avoir conspiré contre le roi Louis XIII, fut décapité à Toulouse. Ses biens furent confisqués puis dévolus à sa sœur Charlotte, épouse du prince de Condé. Cette famille devint châtelaine de Saint-Brice jusqu’à la Révolution. Quant à la seigneurie de Saint-Brice, elle allait aussi changer de propriétaire.
A la mort, au Château de Saint-Brice, le 21 mars 1740, de Christophe de Braque, dernier descendant de la branche aînée, les terres revinrent à Paul Emile de Braque, son neveu qui, sans héritier, légua ses droits sur la seigneurie à son cousin le comte de Vienne, en 1741.

Au milieu du 18ème siècle, Saint-Brice, paroisse rurale, comptait 171 feux, soit environ 800 habitants. La vigne représentait la principale activité, comme un peu partout dans la région.
A cette époque, une seconde activité s’est rapidement développée dans le village, comme dans beaucoup de bourgades situées le long de la Route Royale : celle de la dentelle qui, jusqu’à la Révolution, constitua un débouché pour la main d’œuvre féminine locale, et un surcroît de ressources pour les familles.

En 1778, il fallut une fois encore reconstruire l’église, les diverses réparations ne suffisant plus. C’est alors que l’orientation actuelle ouest-est fut donnée. On ignore la cause d’une telle décision.
La Révolution de 1789 amena son lot d’enthousiasmes et d’excès : pétitions, doléances, dénonciations, arrestations, condamnations. Loiseau de Béranger, le généreux propriétaire du château de Saint-Brice, très apprécié des villageois, fut guillotiné en tant que Fermier Général. Saint-Brice fut avec Marly le village le plus perturbé du Pays de France.
Il est vrai que sévissaient deux fanatiques très complices : l’instituteur - greffier – secrétaire de la commune et un prêtre assermenté surnommé le « Marat de Saint-Brice ».

Les biens des émigrés et des condamnés à la guillotine furent vendus comme biens nationaux ; parmi ceux-ci, le nouveau château construit par l’architecte Trepsat pour Loiseau de Béranger.
L’Empire, puis la Restauration amenèrent à Saint-Brice un certain nombre de ces nouveaux notables, pour la plupart des parvenus enrichis par l’achat de biens nationaux.
De riches demeures furent érigées au XIXème siècle Saint-Brice, bourgade agricole devenait un lieu de villégiature proche de Paris très recherché.

Avant la première guerre mondiale, on comptait 22 belles propriétés. Certaines existent encore et donnent à la ville son charme et sa verdure : la Tour de Nézant, la demeure dite « de l’Ecuyer », l’Hôtel de Mauléon, la Maison Guérin (Fondation Saint-Joseph), le Pavillon Colombe, le « Jardin de la Cave », la propriété « Clairfont », etc.

Lors du conflit prussien de 1870/1871, notre commune se trouva livrée à elle-même, autorités et notables ayant fui l’ennemi.
Les villageois restés sur place se seraient trouvés démunis sans l’action efficace de l’Abbé Salati, curé de la paroisse, qui sut habilement se substituer à la municipalité défaillante et assumer la protection de tous ses paroissiens face à l’occupant.

Carte postale 3 (Agrandir l'image). La gare de Sarcelles-Saint-Brice

De 1875 à 1914, Saint-Brice connut un certain accroissement économique et démographique, dû à la création de la gare et au développement des briqueteries lié au développement de Paris.

Pendant la guerre de 1914/1918, Saint-Brice ne se trouvait pas très éloigné de la ligne de front ; les grandes propriétés accueillaient des soldats pendant leurs périodes de repos. Par ailleurs, le village se trouvait sur la trajectoire de la « Grosse Bertha ». Ce n’était donc plus l’heure de la villégiature.
On connut des difficultés : réquisitions, restrictions, manque de main d’œuvre Prenant la place des hommes, les femmes et les enfants durent mener aux champs une rude tâche ! 55 Saint-Briciens laisseront leur vie dans ce terrible conflit.

Carte postale 4 (Agrandir l'image). Culture de choux fleurs à graines

Après 1918, bien des fortunes locales s’étaient amoindries ou avaient changé de mains. De grandes propriétés furent morcelées pour laisser place aux premiers lotissements : le Clos du Château, le Parc de Mauléon, le Clos Béranger, etc.
En 1931, la commune comptait 2 500 habitants, et l’activité agricole demeurait importante, la région constituant une réserve maraîchère : choux-fleurs, petits pois, poires, pommes, fraises...

Pendant la seconde guerre mondiale, Saint-Brice ne connut heureusement que deux brèves occupations allemandes : en juin/juillet 1940 et en août 1944. La célèbre Deuxième DB lui ouvrit alors la porte de la victoire. Cette 2ème DB arriva de l’ouest, après avoir contourné Paris, par Montmorency.

A partir des années soixante, Saint-Brice qui comptait à peine 3 500 habitants, connut un développement économique et urbain régulier et doublera sa population en 10 ans : la Résidence du Village, la Résidence du Clos Béranger, la Résidence Beaudemont, les Obélisques, puis dans les années 1970, la Résidence des Coteaux, la Résidence des Marronniers, les 1 500 premiers logements des Vergers achevés en 1974, la Fontaine Saint-Martin et plus récemment, les Cottages, le Clos des Musiciens, Grand Park, le Champ Gallois, la Promenade René Dubos.

Carte postale 5 (Agrandir l'image). Cueillette des fraises

Parallèlement deux zones commerciales et industrielles se sont développées : « Les Perruches » et « La Chapelle Saint-Nicolas ».

Saint-Brice, vallon entouré des forêts d’Écouen et de Montmorency, véritable poumon vert placé à 17 km de Paris seulement, compte aujourd’hui un peu plus de 14 000 habitants.

Texte rédigé par l’Association Les Amis du vieux Saint-Brice

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