La ville va établir une série d’actions pour le 21ème siècle qui permettront de mettre en œuvre les principes d’un développement durable.
1. Le diagnostic du
territoire.
Un constat : l’équilibre
planétaire est en danger.
Les Nations Unies proposent de
mettre en œuvre un développement durable à savoir «
un mode de
développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre
la capacité des générations futures de répondre aux leurs
». Par sa proximité avec les
citoyens et les forces vives locales et par la transversalité de
ses compétences, la commune est la plus à même de mener des actions
concrètes en faveur du développement durable.
A l’heure actuelle,
Saint-Brice va non seulement mobiliser les forces vives locales
mais aussi les financements afin d’impulser la démarche de
l’Agenda 21.
Ensuite, elle établira un
diagnostic qui va permettre d’analyser les réalités
territoriales et les attentes économiques, sociales,
environnementales.
De ce diagnostic seront déduits
les objectifs à atteindre pour améliorer la performance de la
collectivité. C’est une étape essentielle, qui déterminera
les axes du projet Agenda 21 à mettre en concertation.
2. La concertation.
Pour que cela fonctionne, il
faut que tous les acteurs concernés - habitants et acteurs
socioéconomiques locaux (industriels, commerçants et artisans,
établissements scolaires), élus et agents communaux - se
mobilisent dans la démarche. Informer, consulter, former, mobiliser
et réunir par-delà les clivages d’opinions et/ou de
compétences sont des impératifs. Les propositions devront
responsabiliser l’ensemble des citoyens.
3. L’Agenda 21 local validé
par le conseil municipal.
Grâce à la concertation, un
projet de programme d’actions concrètes sera soumis aux
services de la collectivité, lesquels étudieront la validité et la
faisabilité réglementaires, financières, techniques de chaque
action.
Ce projet expertisé est ensuite
soumis aux élus, qui vont hiérarchiser les priorités et les
calendriers de mise en œuvre des différentes propositions.
Les élus et les services devront ici travailler en étroite
coordination pour assurer la transparence et la lisibilité des
décisions.
4. La mise en œuvre des
actions.
Une fois votée par le conseil
municipal, la mise en œuvre des actions s’étalera au
fil des prochaines années. A l’aide de cet outil privilégié,
l’agenda 21 local, la commune et tous les acteurs impliqués
dans le processus vont appliquer le développement durable à divers
domaines : urbanisme (habitat, Haute Qualité Environnementale),
transports (circulation douce), éducation, action sociale,
économie, etc.
5. L’évaluation.
L’évaluation répond à l’objectif de transparence de
la conduite de l’Agenda 21.
Il s’agit d’informer tous les acteurs et partenaires
des résultats acquis et de conduire une réflexion sur
l’efficacité de la démarche, apportant ainsi les conditions
d’une amélioration continue de l’action
collective.
La concertation sera partie intégrante de l’évaluation et de
la poursuite de l’Agenda 21 local.
" Toutes nos actions doivent être
pensées pour ne pas pénaliser les générations futures
"
Patrick Baldassari, conseiller municipal délégué à
l’Environnement et à la Protection de l’écosystème
Historique
1992. Sommet de la Terre à Rio de
Janeiro : 173 chefs d’États adoptent l’Agenda 21 pour
aborder avec efficacité les défis du 21e siècle :
changements climatiques, perte de la biodiversité, atteintes à
l’environnement et à la santé, démocratie locale La
déclaration de Rio incite les collectivités à élaborer des « Agenda
21 locaux ».
2002. Prise de conscience au
Sommet de la Terre de Johannesburg : le Président de la République,
Jacques Chirac, accompagné d’élus locaux, déclare « Notre
maison brûle ! ». Naissance d’Agendas 21 dits de
“seconde génération”.
2008. Au lendemain des élections
municipales, on compte plus de 100 Agendas 21 lancés en un an. Le
Grenelle de l’Environnement, donnant des objectifs ambitieux,
incite également les élus locaux à se mobiliser.
2009. Les Agendas 21 dits de
“3e génération” interviennent dans trois
domaines considérés comme les “trois piliers” du
développement durable : l’environnement, l’économie et
le social. En septembre, on comptait 435 communes lancées dans la
démarche, dont Bessancourt,
Enghien-les-Bains ou L’Isle Adam. À son tour Saint-Brice se
mobilise !