La vidéosurveillance, comment ça marche ?
11 caméras de vidéoprotection fonctionnent depuis 2004 à Saint-Brice-sous-Forêt. Un projet qui s'inscrit plus largement dans l'installation de 38 caméras sur l'ensemble du territoire de la Communauté de Communes de l'Ouest de la Plaine de France.
16 h 15.
Sortie de la gare Sarcelles/Saint-Brice
Malika est importunée par deux hommes. Au bout de cinq minutes, ces
derniers font mine de partir puis reviennent.
L’un d’entre eux, lui assènent un violent coup de pied
tandis que l’autre lui arrache son téléphone portable.
Quelques minutes plus tard, Malika recouvre ses esprits et se rend
au commissariat pour porter plainte.
17 h 30. Commissariat des
Vergers
Un officier de police judiciaire (OPJ) enregistre la plainte de
Malika.
Encore sous le choc, la jeune femme est incapable de décrire ses
deux agresseurs.
Elle se souvient seulement avoir été attaquée aux alentours de 16 h
à la sortie de la gare côté Saint-Brice.
L’officier de police sait que la ville est équipée de caméras
de vidéosurveillance.
Il adresse une réquisition à la police municipale pour obtenir
l’extraction des images vidéo.
19 h.
Mairie de Saint-Brice. Locaux de la police municipale
Seuls certains agents habilités de la police municipale ont accès à
l’ordinateur qui centralise les 720 heures de vidéos/caméra
enregistrées chaque mois.
Le visionnage ne peut se faire qu’en présence de
l’agent de police référent. Face aux policiers, deux
écrans.
Sur l’un, 11 vignettes retransmettent en direct les
différentes prises de vues des caméras.
Sur l’autre, un logiciel digne des « experts » où le policier
indique le lieu, la date et l’heure approximative de
l’agression.
Quelques secondes plus tard, l’ordinateur propose un extrait
vidéo d’une vingtaine de minutes.
Avec sa souris, le policier fait défiler en accélérer les images.
STOP.
Sur l’écran, deux hommes s’approchent de Malika. Zoom
avant.
Les visages des deux agresseurs sont clairement
identifiables.
Une copie des vidéos est enregistrée sur un DVD et adressé à
l’officier de police judiciaire en charge de
l’enquête.
Le
lendemain. 7 h. Domicile des deux agresseurs
Les photos des visages extraites des vidéos ont permis de retrouver
les deux agresseurs.
Ils sont arrêtés et emmenés au commissariat où quelques heures plus
tard ils avoueront leur forfait.
Dans la journée, ils seront déférés au parquet à la demande du
procureur de la République.
Quelques chiffres
Les caméras sont des modèles de type « dôme » .
Capables de filmer à 360°, elles peuvent également zoomer à 200
m.
Tous les 21 jours, les vidéos sont automatiquement effacées par
l’ordinateur.
Chaque Saint-Bricien a le droit d’accéder aux enregistrements
qui le concernent ou de vérifier leurs destructions dans les délais
prévus.