Jean-François Marmontel
Bort les Orgues (Corrèze) 1723 – Abloville (Eure) 1799
Modeste fils d’un tailleur d’habits, petit-fils
d’un paysan, il est parvenu à la célébrité et à la
fortune.
Poète, philosophe, auteur dramatique, conteur, romancier,
directeur de journal, académicien, librettiste d’opéra, il a
exercé tous les métiers de la plume.
Œuvres majeures :
ses Contes Moraux publiés au Mercure de France, (1761 –
1771), deux romans idéologiques : Bélisaire (1767) qui vante la
tolérance et Les Incas (1777) qui stigmatise l’esclavage. Il
rédige près de 200 articles sur des sujets littéraires,
linguistiques ou philosophiques pour l’Encyclopédie.
Disciple fidèle de Voltaire, collaborateur de Diderot et
d’Alembert, il a contribué à la propagation des idées qui
conduisirent à la Révolution.
Adversaire résolu de Rousseau, il disait « M. Rousseau ne peut se
persuader qu’une femme soit son égale ».
En 1777, à 54 ans, il avait épousé Marie Adélaïde de Montigny qui
lui donna trois enfants. Ils se retirèrent quelque temps à
Saint-Brice pour « faire respirer un air pur » à son tout jeune
fils Albert, qu’il souhaitait voir bénéficier à la fois du «
bon air » et de la « vie réglée à la campagne ». Ils occupaient une
maison simple, mais commode, proche du château où demeurait
Jean-Louis Loyseau de Béranger, riche Fermier Général, célèbre par
sa magnificence et son amour des arts, mais beaucoup plus encore
pour sa bienfaisance envers les infortunés. Ils devinrent très vite
amis.
Source :
Marmontel. Œuvres complètes. Paris 1818 Verdière Editions
tome 2