N°1-10
1 - La rue des Marais
marquait autrefois la limite nord de la ville. On peut y remarquer
de hauts murs flanqués de contreforts qui les font ressembler à des
remparts.
2 - 98 rue de Paris :
maison ayant appartenu au maître tailleur Loire. A la fin du
19
ème
siècle, la famille Tournyol du Clos en
fut propriétaire ; elle était originaire d’Auvergne et
l’un de ses membres, Philippe Tournyol du Clos, fut, sous la
Révolution, député à l’Assemblée Constituante.
3 - 96 rue de Paris :
ancienne ferme qui, comme la maison voisine, a fait l’objet
d’une restauration qui a permis de la préserver.
4 - 95 rue de Paris :
maison du 18ème siècle ayant appartenu au
libraire-imprimeur Hippolyte-Louis Guérin, éditeur et ami de
Jean-Jacques Rousseau, dont l’imprimerie était située rue
Saint Jacques à Paris. Après sa mort, la propriété fut habitée par
sa fille Françoise-Catherine qui, en 1752, avait épousé
Louis-François Delatour (1727-1807) libraire et conseiller du roi.
Le vestibule qui a conservé son dallage d’époque est soutenu
par des colonnes de style ionique. La porte cochère a gardé ses
remarquables ferrures d’époque.
En 1861, la maison devient la propriété du banquier Alexis Beau
qui fut maire de Saint-Brice de 1881 à sa mort en 1882. Après avoir
racheté les propriétés des 91 et 93 rue de Paris, il réunit les
trois maisons par un perron central pour en faire l’ensemble
architectural qui existe actuellement. Après la mort de sa veuve,
la maison et le parc furent acquis en 1911 par l’œuvre
du personnel du spectacle, qui en fit une maison de retraite. Lors
de la guerre de 1914-1918, cette œuvre connut des difficultés
de gestion et la propriété échut aux religieuses de l’hôpital
Saint-Joseph de Paris, qui en fit sa Maison de Convalescence
jusqu’en 2009.
5 - 94 rue de Paris :
ferme typique ayant appartenu aux Dames Religieuses de la
Visitation à Saint-Denis. Elle est formée de quatre corps de
bâtiments disposés autour d’une cour.
6 - Avenue de la Sapinière
: voie créée vers 1920 sur le parc de la propriété Périac,
aujourd’hui disparue.
Au numéro 10, maison habitée de 1925 à 1939 par Jules Karl Van
West, relieur belge réputé. Passionné d’astronomie, il avait
fait construire un petit observatoire sur le toit de la maison.
Féru également d’égyptologie, il composa un dictionnaire des
hiéroglyphes. Son épouse, Jeanne Van West, fabriquait dans un petit
atelier des papiers marbrés pour la confection des reliures.
7 - 89
rue de Paris : maison de campagne construite en 1823,
achetée par Jean-Baptiste Ernest Salel de Chastanet, Conseiller
Référendaire à la Cour des Comptes qui fut conseiller municipal de
Saint-Brice, de 1852 à 1875. Après avoir racheté, parcelles après
parcelles, les terrains entourant sa maison, il créa le parc
d’environ 10 000 m² qui existe actuellement.
Cette propriété appartint ensuite à Monsieur Camus, Directeur de
la Compagnie du Gaz à Paris, qui fut maire de Saint-Brice de 1888 à
1892. En 1917, Madame Veuve Camus légua la propriété aux Filles de
la Charité, religieuses soignantes à la Maison de Convalescence de
l’hôpital Saint-Joseph.
Pendant des décennies, une fête champêtre, véritable institution,
s’est déroulée dans ce parc.
8 - L’église saint
Brice
9 - Place Galliéni :
cette place est située à l’emplacement de l’ancien
cimetière communal, transféré en 1826 où il se trouve
maintenant.
Sur le côté Nord de la place se trouvait un groupe de bâtiments
qui comprenait la mairie, l’école enfantine et le presbytère.
L’ensemble devenant trop exigu, le presbytère fut transféré
dans un bâtiment situé en face, aujourd’hui disparu. En 1896,
la mairie fut transférée dans un nouveau bâtiment 63, rue de Paris,
et de 1904 jusqu’en 1992, le bâtiment principal a abrité le
bureau de poste.
Ce bâtiment - construit en
1830 - a fait récemment l’objet d’une belle
restauration.
10 - Orangerie : ce
petit bâtiment était une dépendance de la propriété des Sœurs
de l’Hôpital Saint-Joseph. A la suite de la cession
d’une parcelle de terrain, cette orangerie est devenue
propriété de la commune.
C’était un local délabré qui fut confié au « Foyer des
Jeunes de Saint-Brice », à charge par eux de le remettre
bénévolement en état. Ils en firent leur local de réunion et y
organisèrent en 1968 une exposition sur 100 ans de vie
communale.
Ce local est actuellement utilisé comme lieu de réunion pour les
associations ou mis à disposition des Saint-Briciens pour des
cérémonies.