11 - 3, rue Chaussée :
« Maison Paul Éluard ». Lieu de mémoire lié à l’émergence
du surréalisme. Cette modeste maison délabrée attend stoïquement
qu’il soit statué sur son sort.
C’est en 1920 que le poète Paul Éluard, libéré depuis
quelques mois, s’est fixé dans ce pavillon avec sa jeune
épouse Gala Diakonova et leur petite fille Cécile. Ils reçoivent
très vite le groupe des futurs surréalistes, avec entre autres le
chef de file du mouvement, André Breton, les écrivains René Crevel,
Robert Desnos, Philippe Soupault, Benjamin Péret, Louis Aragon,
etc.
Conversations, jeux littéraires, écriture et dessin automatiques,
création sous hypnose, compositions collectives, jeux de tarots,
etc.
La maison connaît une vie intellectuelle intense.
C’est aussi dans cette petite maison que Paul et Gala Éluard
hébergent, de juin 1922 à novembre 1923, avant de s’installer
à Eaubonne, le brillant peintre dadaïste allemand, Max Ernst. Ce
dernier y a peint son très célèbre tableau de groupe intitulé : «
Au rendez-vous des Amis ». Ce tableau, actuellement à Cologne,
représente 14 surréalistes et 3 amis privilégiés du peintre :
Raphaël, Dostoïevski et De Chirico.
12 - 68, rue de
Paris : la propriété, « Le Jardin de la Cave », porte le nom
d’un ancien vignoble de 27 perches (environ 4 400 m²) qui se
situait sur une partie de son parc. Cet élégant pavillon, de style
néo-classique, fut construit au XVIIIème siècle, sous le règne de
Louis XV. Il s’inspire des villas du Palladio, ce grand
architecte italien du XVIème. Cette demeure fut successivement
habitée par diverses familles.
Une famille de riches marchands fermiers laboureurs : les Chapon.
Simon Chapon meurt en 1777. Son fils, Etienne Chapon (né à
Saint-Brice en 1747) est l’un des plus forts contribuables du
village. Il eut au moins 18 enfants entre 1775 et 1796 de son
épouse Marie-Madeleine Lefevre, fille du meunier du moulin de
Copin, à Sarcelles. En 1793, il connaît la prison à Versailles,
puis à Paris, aux Carmes. Il est libéré le 22 juin 1794. Il a été
membre de la Garde Nationale de Paris et de l’Assemblée
municipale de Saint-Brice.
Le propriétaire de la verrerie de Courval dans la vallée de la
Bresle, maire de Guerville et membre du Conseil Général de la Seine
Inférieure. (Actuel département 76) : Alexandre de Cormeille, né à
Luchy (Oise), vers 1739.
De riches cultivateurs de Saint-Brice et Sarcelles, les Brunard. A
cette famille appartient le peintre miniaturiste, auteur de scènes
mythologiques, Joseph-Brice Brunard, né à saint-Brice en 1812 et
décédé à Troyes en 1891.
Jacques -François Frere et Adelaïde Josse Barbier, son épouse, qui
appartiennent à la famille du peintre de l’école
d’Ecouen : Charles-Edouard Frere, auteur en particulier du
tableau : la Plâtrière à Saint-Brice, actuellement au musée des
Beaux-arts à Bordeaux.
Un propriétaire Pierre-Henri Jourdain et son épouse Rose Picou
acquirent ce bien le 13 janvier 1860. Leur fille et leur gendre
Monsieur Detton y vécurent. Leur petit-fils, Hervé Detton, faisait
partie d’une bande de la Faculté de Droit et faisait plaisir
aux Saint-Briciens, dans les années 1925/1928, en donnant des
comédies de Molière. Lui-même était un merveilleux
Sganarelle.
En 1870/1871, durant l’occupation prussienne, le « Jardin de
la Cave » fut le siège de la Kommandantur.
Au fond du parc, on peut admirer un kiosque de jardin dont la
toiture de chaume vient d’être restaurée.
13 - Calvaire
: en bronze et en pierre, il fut édifié en 1893, grâce à la
souscription des fidèles reconnaissants d’avoir été épargnés
de l’épidémie de choléra qui avait décimé la ville
voisine.
Il remplace un ancien calvaire en bois devenu trop vétuste qui
provenait de l’ancienne chapelle Saint-Nicolas, située au sud
de la commune, près du territoire de Sarcelles.
14 - Angle de la rue de
Chauffour et de la rue des Écoles : emplacement de
l’ancien abattoir municipal.
15 - 75, rue de Paris :
maison natale du Professeur René Dubos, biologiste dont les travaux
furent déterminants dans la découverte des antibiotiques –
plaque commémorative sur l’immeuble.
16 - Rue du Four (anciennement
rue du Four–à-l’Aumône) : avant la Révolution,
beaucoup de familles ne possédaient pas de four à pain, c’est
pourquoi il existait dans cette artère un four communal que chacun
pouvait utiliser. Les boulangers ne possédaient pas d’échoppe
; ils exerçaient un métier forain.
17 - 63 rue de Paris :
inauguré en 1874, cet édifice abrita l’école des filles
jusqu’en 1896, avant d’être la mairie de 1897 à
1970.
18 - 42,
rue de Paris : cour dite « du Temple ». Sur le côté Nord se
trouvait l’Auberge du Cheval Blanc. Au centre de la cour, le
vieux puits a été bouché en 2007 par une dalle de béton, et la
construction extérieure a été démolie.
La maison du fondateur de l’Association Les Amis du Vieux
Saint-Brice donnait sur cette cour.
Au sud de cette cour, la Résidence des Marronniers a été édifiée
en 1970 sur l’emplacement de l’Hôtel du Lion d’Or
, ancien relais de diligences qui comportait écuries et remises.
Balzac y place un épisode de son roman « Un début dans la vie
».
C’est dans cette cour que se trouvait, au début du
XX
ème
siècle, la grande entreprise de
transport local « Eugène Héry ».
19 - 38, rue de Paris :
actuellement brasserie « Au Cœur de Saint-Brice » . Au
19
ème
siècle, il existait un groupe de
bâtiments autour d’une cour où résidait Pierre-Élisabeth
Bazin, chirurgien, Docteur en médecine, qui fut, en 1815, maire de
Saint-Brice. Il eut plusieurs enfants. Trois de ses fils se
distinguèrent : le premier, Antoine, fut un grand spécialiste des
langues orientales, le second, Ernest devint un très grand
dermatologue (une salle porte son nom à l’Hôpital Saint-Louis
à Paris) et le troisième succéda à son père dans la charge de
médecin local.
20 - 59, rue de Paris et 2, rue
Édith Wharton : Le presbytère, autrefois situé dans un
bâtiment près de l’église, fut installé, après la première
guerre mondiale, dans cette ancienne dépendance du Château de
Saint-Brice, dont subsiste la très belle balustrade rue Édith
Wharton.
La porte cochère, percée dans le pan coupé du mur de clôture,
ouvre sur la cour.