21 -
34, rue de Paris :
demeure dite « de l’Ecuyer ». Il s’agit d’un
remarquable ensemble des 17ème et 18ème siècles inscrit à
l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Ce fut
la résidence de la famille du Trou, brodeurs ordinaires des écuries
du Roi pendant trois générations, de 1690 à 1750, sous Louis XIV et
Louis XV.
En 1750, le domaine fut vendu à dame Claude Ruau
d’Ancerville.
En 1789, il appartenait à Joseph de Saint-Aubin, agent de change,
qui émigra. La propriété fut donc vendue comme bien national et le
22 ventôse, an II (12 mars 1794), elle fut acquise par Etienne
Charles Julien Gauthier de Rumilly, député, puis en 1800, par le
comédien Pierre Antoine Amiel, co-directeur du théâtre des
Variétés-Montansier.
En 1871, la propriété qui appartenait alors à la famille
Dambricourt fut occupée par des officiers prussiens.
Plusieurs propriétaires se succédèrent ensuite comme Aspair Amiot,
maire de Franconville-aux-Bois, Arquillère, frère du célèbre
comédien du théâtre de l’Odéon, le baron de Laage, premier
président des « Anciens combattants de Saint-Brice »après la guerre
de 1914-1918 , puis ses enfants, le baron et la baronne de Vaugelas
jusqu’à la fin de la dernière guerre. De 1945 à 2009, la
propriété est demeurée dans la famille Guinat.
22 - 45, rue de Paris :
Cour pittoresque : au sud, maison à piliers ; au nord, la cour a
gardé son puits d’origine.
23 - Ex 28, rue de Paris :
ici s’élevait une maison d’époque Napoléon III, dite «
La Maison Rose », flanquée et décorée d’un élégant clocheton
et décoré d’incrustations d’ardoise. L'édifice fut
démoli en 1988.
24 - 37, rue de Paris :
cour dite « des Trois Dames » ; au fond, une ruelle débouche sur
les jardins du Pavillon Colombe.
25 - 23, rue de Paris :
emplacement de l’ancienne poste royale réservée aux messagers
du roi.
26 - 15 bis rue de Paris :
poste aux chevaux. Cette charge royale fut assurée par la famille
Brunard, installée à Saint-Brice depuis la première moitié du
XVII
ème
siècle jusqu’à l’arrivée
du chemin de fer en 1870. La rue voisine porte leur nom.
Jusqu’à ces dernières années, ont subsisté les écuries avec
leurs stalles en pierre surmontées de belles têtes de
chevaux.
27 - 15,
rue de Paris : hôtel de Mauléon. Depuis 1648, il appartenait
ainsi que les fiefs de Mauléon et de Béranger à la famille Gary. En
1683, à la mort du notaire Pierre Gary, le domaine échut à sa
sœur Catherine (1654 – 1714). La nouvelle Dame de
Mauléon fut très liée avec Bossuet, l’Évêque de Meaux. Le
prélat vint lui rendre visite à plusieurs reprises et régla souvent
ses dettes.
A la mort de celui-ci, en 1704, Madame de Mauléon devait des
sommes considérables à divers créanciers qui firent saisir la
propriété.
Avant 1728, la propriété appartenait à Jean Loiseau qui avait deux
fils. Le premier, Alexandre-Jérôme Loiseau de Mauléon (1728 –
1771), célèbre avocat, assura la défense de Calas. Il fut
l’ami de Jean-Jacques Rousseau qui, lors de son séjour à
Montmorency, vint fréquemment le voir (cf. « Les Confessions »). Le second,
Jean Louis Loiseau de Béranger, Fermier général, Trésorier Général
de leurs Altesses Sérénissimes le duc et la duchesse
d’Orléans, fit construire le deuxième château de Saint-Brice
à la fin du 18
ème
siècle. Il fut guillotiné
le 8 mai 1794.
Après la mort d’Alexandre Jérôme, le titre de Sieur de
Mauléon fut acquis par Jean-Baptiste Midy (1727- 1787) marchand
miroitier à Paris, membre de l’assemblée municipale.
C’est à partir de la rue des Tilleuls qu’on peut
apprécier toute la beauté de la demeure. Il faut signaler que la
porte de la façade, rue de Paris, provient d’un hôtel
parisien où résidait en 1788 le jeune lieutenant Bonaparte.
Jusqu’en 1922, le parc s’étendait jusqu’aux
actuelles rue de Montmorency, de Mauléon et Brunard.
28 - Emplacement de
l’actuelle mairie, 14, rue de Paris : ici, se situait
une propriété bourgeoise appelée « Propriété Lagrenaudie ». Elle
fut détruite dans les années 1969/1970.
29 - Avenue des Tilleuls :
cette grande allée du parc de Mauléon menait autrefois à une pièce
d’eau qui a été comblée lors de la réalisation du
lotissement, dans les années 1920.
30 - 8, rue de Paris
: élégante demeure de la fin du
XIX
ème
siècle de style mansart ayant
appartenu à la famille Sainte-Beuve. Le chiffre est inscrit sur les
cheminées. A la mort du comédien Feydeau, elle fut la résidence de
son égérie : l’actrice Armande Cassive.