31 - Angle rue de Mauléon et
avenue du Général de Gaulle : plaque commémorant
l’arrivée de la Division Leclerc le 28 août 1944, qui entra
dans Saint-Brice venant de Deuil et de Montmorency.
32 - Rue Édith Wharton :
balustrade. Il semble qu’il s’agisse de la balustrade
de la terrasse du château de la famille Braque, seigneurs de
Saint-Brice jusqu’en 1740. L’entrée principale du
château était située rue du Mont de Veine. Les parcs et jardins
s’étendaient jusqu’à la rue de Paris.
33 - Rue Édith
Wharton : « Pavillon Colombe » : élégante « folie »
construite en 1770 par l’architecte Bélanger pour le compte
de Jean-André Vassal, Receveur des Finances, qui en laissa
l’usufruit à sa maîtresse Marie-Catherine Colombe , actrice
de la Comédie Italienne (1751-1830).
Cette demeure avait la réputation d’être une merveille :
fresques et peintures de Fragonard et d’Hubert-Robert,
sculptures de Pigalle et Houdon, vitrines aux ivoires précieux,
fauteuils recouverts de tapisseries de Beauvais, biens et trésors
dispersés depuis lors.
La célèbre cantatrice russe, Félia Litvinne, très grande
interprète des rôles wagnériens d’Isolde et Brünhilde, y
séjourna les étés 1906 et 1907.
En 1918, la grande romancière américaine, Edith Wharton, s’y
installa. Elle y mourut en 1937 après y avoir écrit un grand nombre
de ses romans ( plaque commémorative près de la porte).
34 - Rue Édith Wharton
: la grande fontaine, utilisée jusqu’au milieu du
XX
ème
siècle, beaucoup de maisons ne
disposant pas encore d’eau courante. Les abords très
fréquentés constituaient pour la vie locale une sorte de « forum
».
35 - Rue Édith Wharton : la
propriété « Clairfont », édifiée vraisemblablement avant la fin du
XIX
ème
siècle, sur l’emplacement
d’une petite maison où demeura l’écrivain et
librettiste Marmontel (1723- 1799).
Propriété de la famille Howyn de 1846 à 1886, elle fut occupée par
l’armée prussienne en 1870/1871. Elle devint plus tard la
maison de plaisance du banquier parisien Alexis Rostand, qui y
recevait son neveu l’écrivain Edmond Rostand et son épouse la
poétesse Rosemonde Gérard.
Aujourd’hui, la propriété qui vient d’être restaurée
appartient au Ministère de la Justice et accueille des jeunes en
difficultés.
36 - 23, rue de
Montmorency : ancienne cour des Miracles. Sur le côté Est,
on peut voir une statue de la Vierge érigée en 1878, et qui,
jusqu’en 1939, était une étape pour la traditionnelle
procession du 15 août. A cette occasion, pendant des années, Madame
Wharton ouvrait son parc où était installé un reposoir.
37 - 20, rue de Montmorency
: chalet construit en 1909 sur le modèle du pavillon de la
Suisse à l’exposition 1900.
38 - 30, rue de Montmorency
: ancienne cour de ferme.
39 - Rue Eugène Châtenay
: les écuries du château que fit construire à la fin du
XVIII
ème
siècle Jean-Louis Loiseau de
Béranger, Fermier Général, guillotiné le 8 mai 1794, en même temps
que le célèbre chimiste Lavoisier. Marmontel fréquentait ce
château. Selon la tradition, le roi Louis XVI y faisait halte
lorsqu’il venait chasser dans les environs.
Ce château fut édifié sur des plans de Guillaume de Trepsat
(1743-1813) qui fut plus tard architecte de l’empereur
Napoléon I
er
et travailla à Versailles, aux
Trianons, à l’Hôtel des Invalides et au château de
Rambouillet. Vendu comme bien national sous la Révolution, le
domaine fut acheté par un riche banquier, Monsieur Michel,
beau-frère de Juliette Récamier. Celle-ci y séjourna en 1803. Il
appartint ensuite au maréchal Mac-Donald, puis au prince de
Talleyrand-Périgord qui y résida avec la duchesse de Dino, sa nièce
jusqu’en 1814.
On suppose qu’il fut démoli sous la Restauration. Il
n’en reste rien. Dans le parc subsiste un platane de plus de
400 ans. Quant aux écuries, elles ont bénéficié d’une
remarquable restauration vers les années 1975, alors qu’elles
étaient dans un état de délabrement extrême.
40 - Angle des rues
Eugène Châtenay et du Pont au Coq : cet ancien pavillon de
chasse fut habité par Louis Joseph Nompar de Caumont, duc de la
Force (1768 – 1838). Il avait émigré en 1789 et s’était
enrôlé dans l’Armée des Princes, mais il rentra en France en
1809. Il participa à la campagne de Russie en 1812 et fut décoré de
la Légion d’Honneur par Napoléon sur le champ de bataille de
la Moskova.
Membre du Corps législatif, il devint Pair de France sous la
Restauration.
A ces titres glorieux, il ajoutait la fonction de conseiller
municipal de Saint-Brice.