Silvia Monfort, Professeur Dubos, Pierre Clouet... Des rues, des allées, des bâtiments portent le nom de personnages qui ont eu un lien direct avec l'histoire.
Saint-Brice
Il serait né vers la fin du III
ème
siècle
et a été élevé par Saint-Martin. Lorsque Martin accéda à
l’évêché de Tours, Brice, en tant que chanoine-diacre, fut
chargé de répartir les aumônes entre les pauvres.
Cette distinction lui donna des goûts de luxe, ce qui provoqua des
différents avec Martin, qui vivait chichement. Entre les deux
hommes, ce fut bientôt un conflit ouvert. Cependant, Martin sentit
qu’il pouvait beaucoup espérer de son disciple. Aussi, malgré
les désordres de la vie de Brice, malgré les réclamations des
prêtres qui le pressaient de chasser ce pêcheur, il s’entêta
à le soutenir. En 397, il le désigna comme son successeur. Brice
devint donc évêque de Tours. Ses adversaires n’abandonnèrent
pas, allant jusqu’à l’accuser d’être le père de
l’enfant d’une lingère et finirent par le chasser.
Brice se réfugia auprès du Pape Célestin 1
er
à Rome.
Son exil dura 7 ans. Un certain Justinien le remplaça à Tours et
mourut au cours du voyage qu’il entreprit pour demander au
Pape de destituer Brice. Au lieu de quoi, le Pape donna
l’ordre à Brice de retourner à Tours où il fut reçu en grande
pompe. Il mourut le 13 novembre 444 et fut inhumé dans une église
construite pour recevoir sa dépouille. Ses reliques furent
dispersées dans plusieurs églises dont celle de notre ville.
Square Abbé Salati
Curé de Saint-Brice, il fut amené à faire fonction de Maire lors
de l’occupation prussienne en 1870-71. Son père, soldat du
1er Empire réalisa, en 1817, la traversée de la Manche,
au niveau du Pas de Calais, pour s’évader des pontons anglais
(nom donné par délibération du conseil municipal du 15 mars
1984).
Place Jacques Fosse
Vieil habitant de Saint-Brice où sa famille s’était
fixée au 18
ème
siècle, il était très connu
des Saint-Briciens. Jacques Fosse est décédé le 30 juillet 2004
après une longue hospitalisation.
En
savoir plus
Place Jean Corbier
Résistant Saint-Bricien fusillé en mai 1942 au Mont
Valérien.
Rue Brunard
Peintre local.
Rue Désiré Graux
Maire de Saint-Brice de 1919 à 1923. Il était craint et respecté.
Il a beaucoup oeuvré pour l’implantation des poiriers à
Saint-Brice.
Rue du Docteur
Goldstein
Médecin de Groslay. Il a continué à exercer son métier, malgré
l’interdiction faite aux juifs. Déporté et mort à
Auschwitz.
Rue Eugène Chatenay
Adjoint au Maire, fit fonction de Maire de Saint-Brice de 1916 à
1919.
Rue Germain Chatenay, son frère, rue Zoé Chatenay, sa soeur.
Cette riche famille de Saint-Brice fit un legs à la caisse des
écoles avec lequel furent récompensés les lauréats du certificat
d’étude.
Rue Pierre Salvi
Un des pionniers du Val d’Oise. Maire de Viarmes de 1958 à
1989, Pierre Salvi a fait son entrée au Conseil général en 1967 en
tant que premier vice-Président. Il succède à la tête de
l’assemblée à Adolphe Chauvin en 1976. C’est lui qui
aura eu la tâche de mettre en oeuvre les lois de décentralisation
dans le département. Pierre Salvi a occupé la Présidence
jusqu’en 1989.
Impasse Lise Deharme
Femme de lettres (1898 – 1990), qui habitait la Tour de
Nézant (jusqu’en 1939). Elle y recevait l’intelligentia
parisienne : Picasso, Eluard, Breton, Malraux...
Allée du Professeur
Dubos
Ingénieur, agronomie et micro-biologiste né à Saint-Brice le 20
février 1901, naturalisé américain. Il découvrit le premier
antibiotique en 1939 et incita Fleming à poursuivre ses travaux sur
le pénicilium. Apôtre du mouvement écologique.
Sur sa maison natale, au 75 rue de Paris, est apposé une plaque
commémorative.
Une exposition de l’association Les amis du Vieux
Saint-Brice a eu lieu au centre culturel du 24 novembre au 2
décembre 2009.
En savoir plus
École Jean Charron
Maire de Saint-Brice de 1962 à 1965.
École Léon
Rouvrais
Adjoint au Maire Pierre Clouet.
Gymnase du COSEC Pierre
Clouet
Maire de Saint-Brice de 1965 à 1977.
Théâtre Silvia
Monfort
Voici pourquoi le nom de Silvia Montfort a été choisi pour le
théâtre.
En "trois mots" : grande résistante - grande comédienne qui a
milité pour le théâtre populaire (au sens noble du terme) et qui
s’est passionnée et engagée pour la décentralisation
culturelle.
Simone Marguerite Favre-Bertin naquit à Paris en 1923 et mourut en
1991.
Bachelière à 14 ans et demi, elle s’engagea dans la
résistance à 16 ans aux côtés de Maurice Clavel qu’elle
épousera à la fin de la guerre et participa à la libération de
Nogent-le-Rotrou et de Chartres en 1944.
Sa carrière théâtrale est longue, variée et brillante. Elle débute
avec une pièce de Lorca et se poursuit avec le répertoire moderne
comme avec les très grands classiques. Son interprétation de Phèdre
fut inoubliable. Elle participe aux grandes aventures de la
démocratisation du théâtre. Elle est au Théâtre National Populaire
et au Festival d’Avignon avec Jean Vilar. Avec Jean Danet et
ses Tréteaux de France, elle sillonne les routes de France.
Elle mène aussi une carrière cinématographique avec Bresson, «
Les Anges du péché », avec
Jean Cocteau « L’Aigle à
deux têtes » et bien d’autres metteurs en scène.
Elle crée et dirige son théâtre : le Carré Thorigny, puis ensuite
le Carré Vaugirard. Elle rencontre le milieu du cirque avec Alexis
Gruss. Avec lui, elle crée une école de cirque et de mime.
Ajoutons une activité de romancière.
Le théâtre de Saint-Brice porte à juste titre le nom de Silvia
Monfort car il répond à son désir de décentralisation. Une petite
ville de banlieue est dotée d’un splendide théâtre à
l’italienne qui attire et retient un public éclectique,
heureux de partager des émotions communes.