Le budget, comment ça marche ?
« Rien ne peut être fait si les lignes budgétaires n’existent pas»
Patrick Baldassari, adjoint au Maire aux Finances et à l’Informatique
Les
chiffres en 2010
Dépenses d’investissement 7 230 348 €
Dépenses de fonctionnement 15 019
672 €
Autofinancement 2 215 110
€
1. Lettre de cadrage du
bureau municipal (Maire et ses adjoints) et travail des services
avec leurs élus de secteur
Octobre de l’année N-1
Chaque service avec son ou ses élus (adjoint et conseiller
municipal délégué) définit pour l’année suivante les
priorités budgétaires, les évalue, recherche et demande les
subventions qui peuvent être obtenues des tiers (Régional, Général,
État) en fonction des orientations définies au préalable
par la municipalité.
2. Collecte de toutes
les informations par le service financier et comptable
Décembre de l’année N-1
Regroupement de toutes les demandes des services communaux,
recueil des informations extérieures (dotations de l’État,
subventions, informations du projet de loi de finances de
l’État).
En fonction de tous ces renseignements obtenus, les premières
simulations budgétaires sont effectuées pour définir les grands
équilibres.
3. Arbitrage afin de respecter les
grands équilibres budgétaires (bureau municipal)
Janvier de l’année N
Regroupement de toutes les demandes. Un budget communal se
doit d’être équilibré : les recettes doivent couvrir les
dépenses projetées. Si ce n’est pas le cas, il faut envisager
:
- de réduire les dépenses,
- d’augmenter les impôts,
- d’avoir recours à l’emprunt.
Il faut néanmoins avoir en tête qu’aucune collectivité
territoriale ne peut s’endetter pour couvrir les dépenses de
fonctionnement. Seuls les investissements peuvent bénéficier
d’un recours à l’emprunt.
Mais comme tout foyer français, la commune qui souhaite
s’endetter doit être dans la capacité de rembourser.
La difficulté de respecter les grands équilibres budgétaires
réside dans la capacité de faire un maximum d’actions tout en
évitant d’augmenter les impôts de nos concitoyens et en
limitant l’endettement de la commune.
Compte-tenu de tout cela, des
arbitrages sont souvent nécessaires, qui font l’objet
d’aller-retour entre les services financiers et les
différents services de la ville. En dernier ressort, les élus
décident.
4. Débat d’Orientation
Budgétaire (D.O.B.)
Février de l’année
N
En conseil municipal sont exposées les grandes lignes directrices
des projets. Ce conseil municipal permet d’instaurer
une discussion entre les élus sur les priorités, la situation
financière et l’évolution souhaitée pour la ville. Chaque
conseiller municipal de la majorité ou de l’opposition peut
faire des propositions sur le futur budget.
5. Mise en forme du budget
Les remarques justifiées du conseil municipal sur le D.O.B., qui
sont retenues par la majorité, sont prises en compte et notifiées
pour la commission des Finances.
6. Commission des Finances
Mars de l’année
N
Cette commission est composée de 10 membres (8 conseillers de la
majorité et 2 de l’opposition) qui représentent les
sensibilités politiques du conseil municipal.
Elle sert à répondre à toutes les questions et prépare le vote du
budget qui aura lieu lors du conseil municipal suivant.
7. Conseil municipal
31 mars de l’année N
(dernier délai)
Le budget de la commune doit être voté au plus tard le 31 mars de
l’année pour laquelle il s’applique. Pourquoi ce
décalage avec l’année civile ? Afin de permettre à la ville
de voter un budget le plus réaliste possible compte tenu des délais
d’envoi des données (bases fiscales, dotations, etc.) par
l’État.
PS : Vous pouvez consulter le
dossier sur le budget 2010 (publié dans le magazine municipal
d'avril 2010) en bas de page.