Découvrez l'histoire de votre ville de 1125 jusqu'à nos jours.
Les dates clés, les moments forts de notre histoire...
L’origine
de Saint-Brice est très ancienne. De nombreux vestiges le
confirment. Le nom est attesté dès 1125. En 1138, la paroisse
englobait aussi Piscop. Notre élégant clocher actuel date du XIIIe
siècle.
Saint-Brice appartenait à cette époque à la châtellenie des
Montmorency.
Le village était constitué d’une soixantaine de fiefs
répartis entre plusieurs propriétaires.
La famille Braque, propriétaire des fiefs : la Motte et Hugot,
obtint le titre de seigneur de Saint-Brice.
La paroisse souffrit des divers conflits des XIVème
et XVème siècles : jacqueries, Guerre de Cent Ans,
guerre dite « du Bien Public ».
Incendies, exode des habitants. Le calme revint pour quelques
décennies. L’église dut être reconstruite en 1525 ; seul le
clocher était resté en très bon état. Les Guerres de Religion du
XVIème, où les Montmorency étaient pourtant très
impliqués, ont en revanche épargné le village.
En 1632, le duc Henry de Montmorency,
accusé d’avoir conspiré contre le roi Louis XIII, fut
décapité à Toulouse. Ses biens furent confisqués puis dévolus à sa
sœur Charlotte, épouse du prince de Condé. Cette famille
devint châtelaine de Saint-Brice jusqu’à la Révolution. Quant
à la seigneurie de Saint-Brice, elle allait aussi changer de
propriétaire.
A la mort, au Château de Saint-Brice, le 21 mars 1740, de
Christophe de Braque, dernier descendant de la branche aînée, les
terres revinrent à Paul Emile de Braque, son neveu qui, sans
héritier, légua ses droits sur la seigneurie à son cousin le comte
de Vienne, en 1741.
Au milieu du 18ème siècle, Saint-Brice, paroisse
rurale, comptait 171 feux, soit environ 800 habitants. La vigne
représentait la principale activité, comme un peu partout dans la
région.
A cette époque, une seconde activité s’est rapidement
développée dans le village, comme dans beaucoup de bourgades
situées le long de la Route Royale : celle de la dentelle qui,
jusqu’à la Révolution, constitua un débouché pour la main
d’œuvre féminine locale, et un surcroît de ressources
pour les familles.
En 1778, il fallut une fois encore reconstruire l’église,
les diverses réparations ne suffisant plus. C’est alors que
l’orientation actuelle ouest-est fut donnée. On ignore la
cause d’une telle décision.
La Révolution de 1789 amena son lot d’enthousiasmes et
d’excès : pétitions, doléances, dénonciations, arrestations,
condamnationsLoiseau de Béranger, le généreux propriétaire
du château de Saint-Brice, très apprécié des villageois, fut
guillotiné en tant que Fermier Général. Saint-Brice fut avec Marly
le village le plus perturbé du Pays de France.
Il est vrai que sévissaient deux fanatiques très complices :
l’instituteur - greffier – secrétaire de la commune et
un prêtre assermenté surnommé le « Marat de Saint-Brice ».
Les biens des émigrés et des condamnés à la guillotine furent
vendus comme biens nationaux ; parmi ceux-ci, le nouveau château
construit par l’architecte Trepsat pour Loiseau de
Béranger.
L’Empire, puis la Restauration amenèrent à Saint-Brice un
certain nombre de ces nouveaux notables, pour la plupart des
parvenus enrichis par l’achat de biens nationaux.
De riches demeures furent érigées au XIXème siècle
Saint-Brice, bourgade agricole devenait un lieu de villégiature
proche de Paris très recherché.
Avant la première guerre mondiale, on comptait 22 belles
propriétés. Certaines existent encore et donnent à la ville son
charme et sa verdure : la Tour de Nézant, la demeure dite « de
l’Ecuyer », l’Hôtel de Mauléon, la Maison Guérin
(Fondation Saint-Joseph), le Pavillon Colombe, le « Jardin de la
Cave », la propriété « Clairfont », etc.
Lors du conflit prussien de 1870/1871, notre commune se trouva
livrée à elle-même, autorités et notables ayant fui
l’ennemi.
Les villageois restés sur place se seraient trouvés démunis sans
l’action efficace de l’Abbé Salati, curé de la
paroisse, qui sut habilement se substituer à la municipalité
défaillante et assumer la protection de tous ses paroissiens face à
l’occupant.
De 1875 à
1914, Saint-Brice connut un certain accroissement économique et
démographique, dû à la création de la gare et au développement des
briqueteries lié au développement de Paris.
Pendant la guerre de 1914/1918, Saint-Brice ne se trouvait pas
très éloigné de la ligne de front ; les grandes propriétés
accueillaient des soldats pendant leurs périodes de repos. Par
ailleurs, le village se trouvait sur la trajectoire de la « Grosse
Bertha ». Ce n’était donc plus l’heure de la
villégiature.
On connut des difficultés : réquisitions, restrictions, manque de
main d’œuvre Prenant la place des hommes, les
femmes et les enfants durent mener aux champs une rude tâche ! 55
Saint-Briciens laisseront leur vie dans ce terrible conflit.
Après 1918, bien des fortunes locales s’étaient amoindries
ou avaient changé de mains. De grandes propriétés furent morcelées
pour laisser place aux premiers lotissements : le Clos du Château,
le Parc de Mauléon, le Clos Béranger, etc.
En
1931, la commune comptait 2 500 habitants, et l’activité
agricole demeurait importante, la région constituant une réserve
maraîchère : choux-fleurs, petits pois, poires, pommes,
fraises...
Pendant la seconde guerre mondiale, Saint-Brice ne connut
heureusement que deux brèves occupations allemandes : en
juin/juillet 1940 et en août 1944. La célèbre Deuxième DB lui
ouvrit alors la porte de la victoire. Cette
2
ème
DB arriva de l’ouest, après avoir
contourné Paris, par Montmorency.
A partir des années soixante, Saint-Brice qui comptait à peine 3
500 habitants, connut un développement économique et urbain
régulier et doublera sa population en 10 ans : la Résidence du
Village, la Résidence du Clos Béranger, la Résidence Beaudemont,
les Obélisques, puis dans les années 1970, la Résidence des
Coteaux, la Résidence des Marronniers, les 1 500 premiers logements
des Vergers achevés en 1974, la Fontaine Saint-Martin et plus
récemment, les Cottages, le Clos des Musiciens, Grand Park, le
Champ Gallois, la Promenade René Dubos.
Parallèlement deux zones commerciales
et industrielles se sont développées : « Les Perruches » et « La
Chapelle Saint-Nicolas ».
Saint-Brice, vallon entouré des forêts d’Écouen et de
Montmorency, véritable poumon vert placé à 17 km de Paris
seulement, compte aujourd’hui un peu plus de 14 000
habitants.
Pages
réalisées en collaboration avec l’association des Amis du
Vieux Saint-Brice.
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