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Les Armoiries de Saint-Brice-sous-Forêt

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Histoire de Saint-Brice-sous-Forêt
(texte écrit par l'association Les Amis du Vieux Saint-Brice)

L'origine de Saint-Brice est très ancienne, puisqu'on a découvert au lieudit «  La Motte Hugot » plusieurs sarcophages de pierre et de plâtre, et des vestiges d'une habitation gallo-romaine. Plus près de nous, en 2005, une ferme gallo-romaine du IIème siècle et divers objets ont été mis au jour à l'occasion des travaux d'aménagement du secteur de la Chapelle Saint-Nicolas.

C'est en 1125, dans un document où Mathieu le Bel, plus tard Seigneur de Villiers, énumère ses possessions, que le nom de Saint-Brice apparaît. En 1138, la paroisse s'étendait sur un territoire important qui englobait Piscop, dont elle ne fut séparée qu'en 1214.

La rue de Paris
La rue de Paris (début du XXème siècle).

L'église est donc contemporaine du 12ème siècle, mais fit sans doute l'objet au 13ème siècle d'une reconstruction dont il reste l'élégant clocher autour duquel le hameau se développa.

Saint-Brice appartenait à cette époque à la châtellenie des barons, puis des ducs de Montmorency. Le village était constitué d'une soixantaine de fiefs répartis entre plusieurs propriétaires. La famille Braque possédait les fiefs de La Motte et de Hugot, plus tard réunis, ce qui lui permit de porter le titre de seigneur de La Motte-Hugot et, ensuite, de devenir seigneur de Saint-Brice.

La paroisse ne fut pas épargnée par les guerres des 14ème et 15ème siècles. Après les dévastations dues à la jacquerie qui, en 1358, ravagea la Vallée de l'Oise, la région connut en 1413 les exactions des Bourguignons et, plus tard, des soldats anglais. Mais le comble fut atteint en 1465, lors de la guerre dite «  du Bien Public » qui opposa le roi Louis XI à son frère le duc de Berry, soutenu par le duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Saint-Brice fut entièrement brûlé, l'église restant seule debout. Les habitants durent se réfugier à Paris. La paix revenue, Saint-Brice retrouva le calme et ne semble pas avoir été touché par les Guerres de Religions. C'est en 1525, sous le règne de François 1 er , que l'église fut entièrement reconstruite, l'ancien clocher étant néanmoins conservé.

La rue de Montmorency
La rue de Montmorency (XXème siècle).
En 1632, le duc Henry de Montmorency, coupable d'avoir conspiré contre le roi Louis XIII, fut décapité à Toulouse. Ses biens furent dévolus à sa sœur Charlotte, femme du prince de Condé. Cette famille devint châtelaine de Saint-Brice jusqu'à la Révolution.

Quant à la seigneurie de Saint-Brice, elle aussi allait changer de propriétaire. A la mort, au Château de Saint-Brice, le 21 mars 1740, de Christophe de Braque, dernier descendant de la branche aînée, les terres revinrent à Paul Emile de Braque, son neveu qui, sans héritier, légua ses droits sur la seigneurie à son cousin le comte de Vienne, en 1741.

A cette époque, une industrie s'était rapidement développée dans le village, comme dans beaucoup de bourgades situées au nord de Paris : celle de la dentelle qui, jusqu'à la Révolution, constitua un débouché pour la main d'œuvre féminine locale, et un apport supplémentaire de revenus aux familles. Cette activité disparut peu à peu à la suite de l'abandon de la dentelle dans les vêtements masculins.

La vigne représentait la principale activité agricole, comme un peu plus loin, à Argenteuil.

L'église reconstruite comme nous l'avons vue en 1525, nécessitait depuis cette époque de constantes réparations. Aussi, en 1778, un nouveau bâtiment fut-il édifié. Curieusement, alors que l'église primitive était correctement orientée, c'est-à-dire que le chœur se trouvait placé à l'Est, l'orientation de la nouvelle fut inversée. On se perd en conjectures sur le motif de ce changement.

Au milieu du 18 ème siècle, Saint-Brice comptait 171 feux, soit environ 800 habitants.

La Révolution s'y déroula, comme dans beaucoup de villes de France, avec ses accès d'enthousiasme, ses excès, ses arrestations arbitraires, deux citoyens, l'un prêtre ayant prêté serment aux nouveaux idéaux, surnommé «  la Marat de Saint-Brice », l'autre, instituteur et secrétaire greffier de la commune, s'étant entendus comme larrons en foire pour mettre progressivement la commune en coupe réglée. Saint-Brice fut considérée comme ayant été – avec Marly- l'une des communes les plus perturbées du Pays de France.

Les biens des émigrés furent vendus comme biens nationaux ; parmi ceux-ci, le nouveau château construit par l'architecte Trepsat pour Loiseau de Béranger, riche Fermier Général, très apprécié de la population qui bénéficiait de ses largesses. Son ancienne fonction lui valut de faire partie du procès dit «  des Fermiers Généraux », en même temps que Lavoisier ; il fut guillotiné avec ceux-ci le 8 mai 1794.

L'Empire, puis la Restauration amenèrent à Saint-Brice un certain nombre de notables, pour la plupart enrichis par l'achat de biens nationaux.

De riches résidences se sont érigées au cours des siècles, mais surtout au XIXème siècle, Saint-Brice étant devenu un lieu de villégiature proche de Paris. On comptait 22 belles propriétés avant la première guerre mondiale. Certaines existent encore : la Tour de Nézant, la demeure dite «  de l'Ecuyer », l'Hôtel de Mauléon, la Maison Guérin (Fondation St Joseph), le Pavillon Colombe, le « Jardin de la Cave », la propriété «  Clairfont ».

Saint-Brice devint à la fois une bourgade agricole et un lieu de villégiature prospères et le restera jusqu'à la guerre 1914/1918.

Lors du conflit prussien de 1870/1871, notre commune se trouva livrée à elle-même, les autorités ayant fui. Les habitants restés sur place auraient donc risqué de se trouver sans défense devant les exigences des autorités d'occupation sans l'action efficace de l'Abbé Salati, curé de la paroisse, qui sut habilement se substituer à la municipalité défaillante.

De 1871 à 1914, Saint-Brice connut un certain développement démographique dû à la création de la gare et au développement des briqueteries.

Pendant la guerre de 1914/1918, Saint-Brice ne se trouvait pas très éloigné de la ligne de front et les grandes propriétés accueillaient des soldats pendant leurs périodes de repos. Par ailleurs, le village se trouvait aussi sur la trajectoire de la « Grosse Bertha ». Ce n'était donc plus l'heure de la villégiature. On connut les difficultés : réquisitions, restrictions, manque de main d'œuvre… Prenant la place des hommes, les femmes et les enfants durent mener aux champs une rude tâche !

55 Saint-Briciens laisseront leur vie dans ce conflit.

La gare de Saint-Brice au début du XIXème siècle
La gare de Saint-Brice au début du XIXème siècle.

Après 1918, bien des fortunes locales s'étaient amoindries ou avaient changé de mains et de grandes propriétés furent morcelées pour laisser place aux premiers lotissements : le Clos du Château, le Parc de Mauléon, le Clos Béranger…

En 1931, la commune comptait 2 500 habitants, et l'activité agricole demeurait importante, la région constituant une réserve maraîchère : choux-fleurs, petits pois, poires, pommes, fraises…

Cueillettes des fraises Choux Fleurs Vergers

Briques   Platrière

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Pendant la seconde guerre mondiale, Saint-Brice ne connut heureusement que deux brèves occupations allemandes : en juin/juillet 1940 et en août 1944.

A partir des années soixante, Saint-Brice qui comptait alors à peine 3 500 habitants, connut un développement économique et urbain régulier et doublera sa population en 10 ans : la Résidence du Village, la Résidence du Clos Béranger, la Résidence Beaudemont, les Obélisques , puis dans les années 1970, la Résidence des Coteaux, la Résidence des Marronniers, les 1 500 premiers logements des Vergers achevés en 1974, la Fontaine Saint-Martin… et plus récemment, les Cottages, le Clos des Musiciens, Grand Park, le Champ Gallois, la Promenade René Dubos…

Parallèlement deux zones commerciales et industrielles se sont développées : «  Les Perruches » et «  La Chapelle Saint-Nicolas ».

Saint-Brice, vallon entouré des forêts d'Ecouen et de Montmorency, véritable poumon vert placé à 12 km de Paris seulement, compte aujourd'hui près de 13 000 habitants.

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