La forêt de Montmorency est atteinte de la maladie de l’encre

Publié le 07 septembre 2018 - Mis à jour le 18 novembre 2018

Afin de lutter contre le développement de ce champignon, l’Office national des forêts (ONF) a programmé des coupes de châtaigniers.

Les châtaigniers, qui composent à 70% la forêt de Montmorency, sont atteints de la maladie de l’encre due à un pathogène. Ce champignon attaque le système racinaire des arbres, provoquant à terme leur dépérissement.

L’ONF a constaté une évolution rapide de cette maladie sur plusieurs secteurs et un dépérissement visible. En tant que gestionnaire de la forêt, il suit ce phénomène de près en lien avec le département Santé des forêts du Ministère de l’Agriculture et l’INRA.

La maladie de l’encre a fait des dégâts considérables dans la châtaigneraie française entre la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. Puis, elle est restée « silencieuse » pour réapparaître dans les années 1990-2000 dans les régions soumises au climat atlantique.

On constate un développement de cette maladie en Île-de-France, notamment dû aux hivers doux et aux printemps pluvieux, favorables à la prolifération de ce pathogène qui se propage plus facilement dans l’eau. Cette maladie concerne toute la châtaigneraie du Nord-Ouest de la France. Les arbres touchés se caractérisent par des feuilles jaunâtres et petites, un dessèchement des rameaux, des fructifications de petite taille puis un dépérissement général.

« Ce pathogène, à l'état latent, s'est propagé très rapidement ces deux dernières années au sein des châtaigniers en raison de printemps humides qui ont engorgé les terrains favorisant la multiplication et le déplacement du pathogène dans le sol. Puis les périodes de sécheresse qui ont suivi ont achevé les arbres aux systèmes racinaires nécrosés. » explique l’ONF sur son site.

Toute la forêt de Montmorency est concernée.

Une cartographie établie à partir de photos aériennes infra rouges permet d’évaluer une surface de 200 hectares où le niveau de risque s’échelonne de « critique » à « risque » à court terme (3 ans) et « risque » à moyen terme (5 ans).

Des coupes sanitaires programmées mais des plantations aussi

En l’absence de traitement, il est nécessaire de prendre des mesures immédiates : la programmation de coupes sanitaires conduisant à des coupes rases, c’est-à-dire l’enlèvement de tous les arbres morts ou dépérissants.
Des plantations seront ensuite programmées avec des essences mieux adaptées au sol et tolérantes au pathogène. Avant la plantation, une opération de broyage de la végétation existante permettra de préparer le sol à la plantation. Les jeunes plants sont protégés de la dent du gibier par des protections individuelles.

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