CJM’S, un Saint-Bricien retenu aux auditions à l’aveugle dans The Voice
Publié le 15 avril 2026
Judicael Charlyngan Mathurine alias CJM’S fait partie de la saison 15 de l’émission de télévision The Voice sur TF1. Il a choisi la coach Amel Bent, la première du jury à s’être retourné. Prochaine étape : les battles à partir du samedi 2 mai.
Cette année, sur plus de 65 000 candidatures, ce sont 130 talents, âgés de 16 à 75 ans, qui ont été sélectionnés lors des auditions à l’aveugle dans l’émission The Voice de TF1. Parmi les talents retenus, le Saint-Bricien Judicael Charlyngan Mathurine alias CJM’S, 35 ans. Le 7 mars dernier, il a livré une performance très originale de Le Poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg.
Son instrument ? Sa propre voix. CJM’S la module comme une matière première et construit, couche après couche, un véritable orchestre vocal mêlant rythmes, basses et harmonies. Trois fauteuils se sont retournés sur les quatre. Il a choisi de rejoindre l’équipe d’Amel Bent, la première des jurés à s’être retournée. En attendant les battles qui commenceront le samedi 2 mai prochain, nous avons rencontré le beatboxer, compositeur, chanteur et danseur.
Comment s’est déroulée l’inscription à l’émission ?
L’équipe de The Voice m’appelait depuis dix ans pour que je participe à l’émission mais je refusais à chaque fois. Il y a juste cinq ans, j’ai tenté mais ils n’étaient pas encore prêts à accueillir mon univers. Je me suis remis en question sur ce que j’avais envie de faire artistiquement. J’ai senti que j’avais fait un peu le tour de l’univers de la danse et du spectacle vivant. J’avais envie d’apporter autre chose. L’univers de la musique, c’est une approche de star. Ça n’est pas forcément dans ma personnalité de me sentir comme une star. En revanche, j’ai beaucoup de choses à transmettre concernant tout ce que j’ai vécu artistiquement. Le meilleur moyen pour que je puisse arriver à ce point-là est déjà qu’on me voit et que la France se pose la question si ce que je lui propose lui parle ou pas. J’ai réfléchi à ce que je voulais ou ne pas faire et après je me suis lancé après avoir eu la dénicheuse de talents en juillet et novembre derniers. En général, elle me contactait une fois dans l’année et après elle ne me recontactait plus car je leur disais que je n’étais pas intéressé. Mais cette fois, elle a insisté. Et comme j’avais envie de m’ouvrir artistiquement, j’ai accepté en donnant mes conditions. Je ne voulais pas qu’on m’impose des titres ou une manière d’interpréter la musique. J’avais besoin d’être moi-même sur scène tout en restant dans leurs règles. Je leur ai expliqué que j’étais un compositeur, que j’aimais la créativité et que je m’appropriais les titres tout en restant dans l’intention de l’artiste. Maintenant, je suis dans l’aventure et ça se passe plutôt bien. Je suis très content.
Dans la fosse avec les autres candidats, avant le passage devant le jury, dans quel état d’esprit étiez-vous ?
Il y avait une atmosphère spécialement tendue qui régnait. Pour autant, de mon côté, j’étais serein et concentré car je travaille tellement pour n’avoir que des réflexes et vivre mon moment pleinement. J’étais calme, ne parlais pas. Je contenais mon énergie pour mieux la sortir au bon moment.
Comment s’est déroulée l’audition à l’aveugle, diffusée le 7 mars dernier ?
Il y a eu toute une phrase de préparation vocale avec une très bonne équipe, très à l’écoute. Je leur ai proposé le titre Le poinçonneur des Lilas. Je leur ai expliqué comment fonctionnait la loop station, ce qui permet de répéter ma voix comme si j’étais dans une salle d’ingénieur du son, mais c’est en live. On a fait des premiers tests et, le jour J, j’ai donné tout ce que j’avais à donner et j’ai attendu le verdict. Amel Bent s’est retourné en premier au moment où je rentrais un peu plus dans le chant. Ensuite, Florent Pagny et Tayc se sont retournés en même temps. Lara Fabian s’est retournée trop tard parce que j’avais terminé ma prestation. J’étais parti surtout pour avoir cette réponse à ma question : est ce que les professionnels valident ce que je fais ? Je me suis dit s’il y a au moins une personne qui se retourne, j’ai gagné. Et si j’ai les quatre, c’est tout bénéf ! C’était donc une grande victoire pour moi car cela veut dire que ce que je fais parle. C’était ça l’objectif, en plus de la visibilité.
Avec qui aviez-vous envie de travailler ? Et pourquoi ?
Je n’avais pas la réponse. Je me suis dit qu’il fallait que je me concentre sur ma prestation et que j’irai vers la première personne qui se retournera. Je n’avais pas de préférence en particulier car je pensais que chaque coach pouvait m’apporter quelque chose.
Pourquoi ce choix de chanson Le Poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg ?
Le choix de Le Poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg s’est fait assez naturellement. C’est Éric Checco, ancien directeur du théâtre Silvia Monfort, qui m’avait conseillé d’écouter ce titre car j’avais déjà repris Paris s’éveille de Jacques Dutronc. C’est vraiment pendant le confinement que cette chanson a pris tout son sens pour moi. À ce moment-là, j’avais décidé de me consacrer à 100 % à mon métier d’artiste… et paradoxalement, je ne pouvais rien faire. J’ai ressenti qu’on n’était pas estimé, qu’on n’avait pas besoin de nous. Il y avait comme une impression d’inutilité, de ne pas être essentiel, presque de ne pas compter. Et en lisant ce texte, j’ai ressenti quelque chose de très fort : ce personnage qui a une fonction, une utilité, mais à qui on n’accorde aucune attention. C’est exactement ce que j’ai ressenti à cette période-là en tant qu’artiste. Très vite, des intentions, des sonorités se sont imposées à moi. La première fois que je l’ai interprétée, c’était sur Instagram. C’était une manière de libérer toute cette frustration, de continuer à exister artistiquement malgré tout… Comme un besoin de dire : “Je suis là”, même si, à ce moment-là, on avait l’impression qu’on n’avait plus besoin de nous.
La prochaine étape, ce seront les Battles à partir du samedi 2 mai. Avez-vous commencé à les préparer ?
Je m’entraine, en effet. C’est à la fois technique et stratégique car le temps est bien délimité. Durant ce laps de temps, il faut montrer à chaque fois le maximum de ce qu’on est capable de faire, mais pas trop en donner parce qu’il y a d’autres étapes. C’est un peu un coup de poker, tout en étant sûr ce qu’on fait. Et quand on y va, il faut y aller à fond.
Quel est votre état d’esprit ?
Toujours faire ce que j’ai envie de faire et de trouver un moyen d’emmener le public dans mon univers. Si je fais à chaque fois une standing ovation, c’est bon ! Quel que soit le choix des coachs ou des internautes, ce n’est pas ce qui m’importe. Mon but est d’emporter tout le monde dans mon univers dès que je viens sur scène. Je passe, tant mieux. Je ne passe pas, tant pis. Mais je suis pressé d’arriver aux prochaines étapes.
CJM'S en duo avec Tayc dans l'émission C à vous sur France 5
L’émission The Voice apporte une grande visibilité, en effet. Avez-vous remarqué un changement au quotidien ?
Je ne le vois pas car je ne suis pas forcément quelqu’un d’extravagant. Donc on ne va pas me reconnaître dans la rue. Peut-être qu’avec les autres étapes, cela va changer. Je ne sais pas. En revanche, j’ai vu la différence sur les réseaux sociaux. Cela fait du bien car cela me permet de voir comment ça se passe vraiment quand tu as une notoriété qui commence à prendre de l’ampleur.
Infos pratiques
Vous pouvez suivre CJM'S sur les réseaux sociaux :
- Facebook : https://www.facebook.com/cjms.beatbox
- Instagram : https://www.instagram.com/cjms.beatbox/
- TikTok : https://www.tiktok.com/@cjmsbeatbox
Retrouvez très bientôt en podcat sur le site internet et vos plateformes d'écoute préférées l'interview de CJM'S dans son intégralité, de ses débuts jusqu'à son passage à The Voice.











Imprimer