Château

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Illustration principale© Les amis du vieux Saint-Brice

Publié le 25 juin 2018 - Mis à jour le 07 septembre 2019

Il existait un château sur Saint-Brice. Il a été reconstruit plusieurs fois. Il ne reste plus rien aujourd’hui, si ce n’est une balustrade et des écuries.

Depuis le Moyen-Âge, Saint-Brice appartenait à la châtellenie de Montmorency qui s’étendait sur tout l’ouest de l’actuel département du Val*d’Oise.

À l’intérieur de cette châtellenie, les seigneurs possédaient des fiefs pour lesquels ils devaient rendre hommage au châtelain. Sur le territoire de Saint-Brice, existaient plusieurs fiefs.

Les archives municipales détiennent un très beau document du XVIIIe siècle, appelé le terrier, terme qui désigne le registre foncier d’une seigneurie. Le terrier décrit de façon très minutieuse la propriété de chaque parcelle avec plan dessiné à l’appui.

On y trouve notamment la description du château de Saint-Brice, château dont il ne reste plus rien aujourd’hui si ce n’est une balustrade (que l’on peut toujours voir rue Edith Wharton).

Le château de Saint-Brice a vraisemblablement été construit à la fin du XVIIe siècle, dans un vaste quadrilatère, délimité par les rues (actuelles) de la Planchette, Brieuse, Jean Jaurès, du Four, de Paris, du Pont au Coq et l’avenue de la Division Leclerc.

Le château a appartenu à la famille Braque, seigneurs de Saint-Brice de 1402 à 1741. Nicolas Braque, seigneur du Luat avait acheté les fiefs de la Motte et de Hugot en 1402, à Dame Philippe de Melun.

En 1406, les deux fiefs sont désignés sous le nom de « la Motte Saint-Brice », prémices de la seigneurie de Saint-Brice.

À la mort, au château de Saint-Brice, le 21 mars 1740, de Christophe de Braque, dernier descendant de la branche aînée, les terres reviennent à Paul-Emile Braque, son neveu. Pas pour longtemps puisque ce dernier, sans héritier, céda ses droits sur la seigneurie à son cousin, le comte de Vienne, en 1741.

Il semble que le château ait été démoli puis reconstruit à la fin du XVIIIe siècle par le propriétaire suivant, Loiseau de Béranger, fermier général guillotiné en 1794.

Ce deuxième château avait été édifié sur les plans de Guillaume Trepsat, qui sera l’architecte de Napoléon 1er et travaillera à Versailles, au Trianon, à Rambouillet et aux Invalides. Le nouveau château fut sans doute démoli sous la Restauration. Les seuls vestiges en sont les écuries, admirablement restaurées.

Il existe aujourd’hui, dans le parc du château, une maison de plaisance de type Mansart, construite au XIXe siècle.

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