Les apiculteurs de Saint-Brice lancent un cri d’alarme pour les abeilles

Article de l'Agenda 21

Publié le 13 mars 2019

Beaucoup l’ignorent certainement : il existe des ruches sur notre commune. Ces dernières sont fortement menacées. En effet, les frelons asiatiques se multiplient. Les apiculteurs lancent un appel aux habitants pour les éradiquer.

Nous vous avions déjà parlé il y a quelques temps du miel produit grâce aux ruches installées par le bailleur 3F sur les immeubles de la résidence du Village. Mais seuls les résidents ont la chance d’y goûter. En revanche, si vous souhaitez goûter le miel des abeilles saint-briciennes,  vous pouvez vous approvisionner auprès de Pierre Rigault ou de Christian Franic. Tous deux détiennent chacun une dizaine de ruches à l’orée de la forêt de Montmorency. Le premier, arboriculteur, vend sa récolte les samedis matin à Groslay. Le second, simple amateur, vend sa production auprès de sa famille, ses amis… et pourquoi pas vous désormais !

L’année 2018 a été une année record. J’ai récupéré 400 kilos de miel ! Il m’en reste encore 50 kilos à vendre. Miels de tilleuls, d’acacias ou de châtaigniers, vous avez de quoi vous refaire une santé !

Citation de Christian Franic

Les abeilles menacées de disparition

Cet habitant du Clos s’est lancé dans l’aventure il y a six ans. Il a, tout d’abord, suivi un stage obligatoire d’une journée. Néanmoins, l’essentiel du métier lui a été transmis par son père et son oncle, tous deux apiculteurs. Ce chauffagiste de profession ne compte pas ses heures passées à entretenir ses ruches pour favoriser la production de miel. Pour autant, ses abeilles sont menacées.

Outre le froid, les produits phytosanitaires touchent durement les pollinisatrices. Les substances s'attaquent au système nerveux des abeilles, les désorientent et les affaiblissent, et à trop hautes doses peuvent les tuer. Un autre calvaire pour l’apiculteur : le varroa. « Ce petit parasite peut provoquer la mort d’une colonie entière... Je me dois ainsi de vérifier régulièrement leur nombre dans les ruches et les traiter une fois que le miel a été récolté. » explique-t-il. Et à cela, s’ajoute un véritable fléau : le frelon asiatique.

Lutter contre le frelon asiatique

Depuis 2004, les frelons asiatiques font des ravages en France en tuant de nombreuses abeilles, leur principale source de protéines. Pierre Rigault et Christian Franic souhaitent que les habitants se mobilisent afin de conduire des actions de lutte efficace pour la sécurité de tous. Dans le Val-d’Oise, c’est plus de 800 nids de frelons qui ont été détruits en 2018 et l’on craint plus de 2 000 nids pour cette année.

À éviter : le piégeage des fondatrices

Selon l’association d’apiculteurs bénévoles, Les Amis des Abeilles du Val-d’Oise (AAVO), le piégeage au printemps des jeunes reines est considéré comme peu efficace car il ne permet la capture que d'une très faible proportion d’entre elles. De plus, ce piégeage n’a pratiquement aucun effet sur le nombre de colonies qui vont être effectivement fondées. Il est aussi déconseillé car il est à l'origine de la destruction accidentelle de très nombreux autres insectes.

Toutefois, le piégeage, en fin de printemps et en été, reste efficace pour éliminer de nombreux individus.

Citation de Pierre Rigault

À privilégier : la destruction des nids primaires

La destruction des nids primaires est à privilégier. Il s’agit, au printemps, de détecter ces nouveaux nids et de les éliminer avant qu’ils ne deviennent trop gros. Ces petits nids (4 à 10 cm de diamètre) ne comportent que quelques individus (moins de dix). De forme sphérique, ils sont suspendus dans des endroits protégés commevotre garage, votre cabane à outils, le rebord de votre véranda, de votre balcon… Généralement, à deux ou trois mètres de hauteur. Ils ne sont pas agressifs et sont donc facilement accessibles pour leur élimination.

Qui contacter ?

Surveillez donc ces endroits favorables de mars à mai et contactez le référent local Jean-François Patingre (01 34 16 16 40) qui vous aidera à le détruire. La liste des référents pour notre territoire est sur le site Internet de l'association.
S’il s’agit d’un nid au-delà de dix centimètres de diamètre, l’association AAVO vous recommande sur son site plusieurs entreprises spécialisées ayant signé une charte de bonnes pratiques.

Où acheter le miel de Saint-Brice ?

  • Rigault et fils : pot de 500 g à 8 € en vente les samedis de 8 h 30 à 12 h 30 à Groslay (rue Émile Aimond)
  • Christian Franic : pot de 1 kilo à 11 €, 500 g à 6 € (vente directe au 06 23 82 10 10)
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