Rudy Uzan : portrait d'un cinéaste en herbe

Publié le 25 février 2021 - Mis à jour le 25 février 2021

À 25 ans, ce Saint-Bricien a déjà réalisé plusieurs courts-métrages. Pour la première fois, il en présente trois au Nikon Film Festival. Et le public pourra voter pour son film préféré.

Les Saint-Briciens vous ont découvert, lors du premier confinement, avec vos images de la ville dans le clip Saint-Brice from the Sky. Racontez-nous.

Au printemps dernier, j’ai eu l’idée de tourner des images de la ville et proposer ce film à la Mairie, qui m’a donné son autorisation. Le clip commence avec le lever de soleil sur la ville, filmé depuis le parc Georges Brassens, et on y voit plusieurs habitants, dans différents quartiers, saluer la caméra. C’était du pur plaisir, ce petit film.

C’était votre premier film ?

Non, la vidéo m’a toujours fasciné depuis gamin. J’ai réalisé, avec des amis, mon premier film à l’âge de 12 ans avec un caméscope HD. C’était un petit film d’horreur, tourné en caméra subjective.

Vous avez fait une école de cinéma ?

Pas du tout. J’ai quitté l’école très tôt, en quatrième. J’ai pris une année sabbatique et finalement, à 16 ans, je suis rentré dans une école de musique à Paris. J’étais le plus jeune. Normalement, il faut avoir le bac pour y entrer… J’ai décroché mon diplôme et j’ai intégré l’orchestre de mon père, en tant que guitariste, de 2013 à 2018. Parallèlement, pendant deux ans, je fabriquais des guitares électriques. J’ai même eu ma boutique durant un an à Paris. Puis, j’ai décidé de me lancer à 100 % dans la vidéo.

Comment avez-vous appris à réaliser et à monter vos films ? Et réussir à en vivre ?

Tout seul. Mon père avait acheté un iMac en 2011, et je me suis fait la main en explorant différents logiciels de montage. En ce qui concerne la réalisation, j’ai tout simplement regardé des films, je me suis ensuite fait la main en contactant des grandes marques afin d’utiliser leur produit pour réaliser des pubs « non officielles ». Par la suite, j’ai réalisé des spots publicitaires pour des enseignes de street food, un coach sportif,
le cirque Bouglione mais aussi des clips musicaux (dont l’un a eu plus de 380 000 vues). Ça fait son chemin…

Il y a un an, vous vous êtes lancé dans la fiction.

En effet, j’ai réalisé un moyen métrage. Il est en cours de réécriture. Le résultat n’est pas abouti. On va le retourner avec de meilleurs moyens. Depuis, j’ai tourné des courts-métrages. J’en ai déjà proposé deux au Nikon Film Festival et un troisième sera envoyé prochainement.

Quel est le thème imposé cette année au festival ?

Un jeu. Hadouken, le premier court métrage, évoque de façon humoristique l’addiction aux écrans, comme le jeu vidéo et le téléphone portable. Ces derniers nous coupent du monde qui nous entoure et cela peut devenir risqué, surtout quand on a un oncle pas très responsable qui joue la baby-sitter…

Le deuxième, Kampf, se déroule le 7 mai 1945, à Reims, la signature du premier acte de capitulation du Troisième Reich va se jouer autour d’une simple partie de cartes entre un officier de la Wehrmacht et un politicien français.

Enfin, le troisième, intitulé Short, no Stress, It’s Just a Game, sera un hommage en quelque sorte au Nikon Film Festival lui-même. Il représente ce que j’ai ressenti en réalisant Hadouken, mon premier film pour le festival.

Quel est votre objectif en participant à ce festival ?

J’espère être dans les 50 présélectionnés qui seront présentés au jury. Ce dernier sera composé de professionnels du cinéma et des médias, notamment de Jonathan Cohen, Louise Bourgoin ou Reda Kateb. Il sera présidé par Éric Judor. Dix prix seront décernés, dont celui du public qui dépend des votes des internautes. Je compte bien sur les Saint-Briciens pour me soutenir !

Infos pratiques

Découvrez ses films sur sa chaîne YouTube : InFamous Films

Les votes sont ouverts du 24 février au 11 avril sur www.festivalnikon.fr

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