Découvrez l’histoire de Saint-Brice à travers deux expositions

© Les amis du vieux Saint-Brice

Publié le 04 septembre 2019 - Mis à jour le 05 septembre 2019

Deux associations mettent à l’honneur le patrimoine de votre ville, à l’occasion des journées du patrimoine ce mois-ci.

Exposition : De la belle époque aux années 50 : plaisirs et détente à Saint-Brice

L’association Les amis du vieux Saint-Brice, en partenariat avec le service culturel de la ville de Saint-Brice-sous-Forêt, présente diverses planches illustrées de photos, de cartes postales, et de dessins d’époque qui s’inscrivent dans la thématique des Journées du patrimoine : « Le patrimoine des arts et des divertissements ».

Ils retraceront le Saint-Brice de l’époque, proche de Paris grâce au chemin de fer, mais coupé en deux, entre une population villageoise modeste, composée d’artisans, de maraîchers, d’arboriculteurs, d’ouvriers… et une bourgeoisie parisienne séjournant dans de luxueuses propriétés une partie de l’année, dont l'écrivaine Edith Wharton ou Lise Deharme (poétesse, romancière, égérie de la vie littéraire et artistique) faisaient partie. Deux mondes différents, qui se fréquentaient peu, mais se côtoyaient à travers le personnel de maison et d’entretien des parcs, recruté parmi les villageois.

Le divertissement n’était pas le même selon les classes sociales. Dans les villas, on appréciait les jardins structurés, à la mode anglaise, on composait de la musique, des romans ou des poèmes, on écoutait de l’opéra, on avait des théâtres de verdure, on conversait, on écrivait des critiques de livres, on savourait des mets raffinés et des vins fins… Tout un art de vivre. Saint-Brice-sous-Forêt était le lieu idéal pour une élite parisienne ou étrangère qui souhaitait se détendre dans une maison de campagne et y accueillir ses amis.

Beaucoup de propriétés luxueuses de cette époque ont disparu de nos jours. Mais le public peut, heureusement, encore en voir certaines, comme la propriété Clairfont, rue Edith Wharton. Aujourd’hui, cette propriété est devenue un Centre éducatif fermé qui accueille des jeunes en difficultés.

Monique Borde-Germain, présidente de l’association Les amis du vieux Saint-Brice, nous raconte l’histoire de cette propriété : « Elle appartenait à Alexis Rostand, qui était banquier à Paris et musicien.Le banquier ne disait pas qu’il était un grand musicien et compositeur. Et le musicien ne disait pas qu’il était banquier. La banque, l’argent et la musique ne paraissent pas des frères amisAlexis Rostand y recevait régulièrement son neveu, l’écrivain Edmond Rostand et son épouse la poétesse Rosemonde Gérard ».

Alexis Rostand recevait dans sa propriété, rue Edith Wharton, son neveu, l’écrivain Edmond Rostand et son épouse la poétesse Rosemonde Gérard

Citation de Monique Borde-Germain

© Les Amis du Vieux Saint-Brice - Il n’y avait pas d’harmonie municipale et la Ville n’avait pas de kiosque de musique mais il y avait peut-être des kiosques personnels dans les propriétés comme il y avait des théâtres de verdure.
© Les Amis du Vieux Saint-Brice - Au début du XXe siècle, cette grande villa était la propriété d’un collectionneur d’orchidées demeurant là à l’année : Monsieur Jacquin. Une éolienne permettait de capter l’eau nécessaire à l’arrosage de son grand parc qui englobait l’actuelle résidence du Clos Béranger (boulevard de la Gare). Cette villa existe toujours. Le public peut la voir depuis l’avenue du Général de Gaulle.
© Les Amis du Vieux Saint-Brice - Les courses de vélo avaient à l’époque de l’importance dans la vie sociale locale, comme le montre encore le succès populaire du tour de France aujourd’hui.

Infos pratiques

Du 10 au 19 septembre, du lundi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, au Centre culturel et sportif Lionel Terray, 12 rue Pasteur.
Entrée libre.
Rens. au 01 39 90 53 77 ou 01 39 33 01 90

Exposition : l’arrivée du chemin de fer à Saint-Brice

L’association Saint-Brice d’antan propose, quant à elle, une rétrospective de l’arrivée du chemin de fer à Saint-Brice.

Des documents d’époque (notamment des cartes postales) reviendront sur la création de la voie ferrée Paris-Luzarches dans les années 1870, la mise en service de la gare de Sarcelles/Saint-Brice en 1877, la construction de la voie d’accès (boulevard de la Gare) ou encore, l’émergence d’un nouveau quartier avec l’installation de commerces et d’hôtels.

Une photographie d’une époque où Saint-Brice était un village-rue de moins de 2 000 habitants.

En 1949, lorsque je me rendais à Paris, il y avait encore des vergers, notamment des poiriers, du côté de Saint-Brice.

Citation de Françoise Dehayes

Françoise Dehayes, présidente de l’association, habite notre ville depuis sa naissance. Elle se souvient : « Auparavant, autour de la gare, il n’y avait que de la culture : je me souviens que, du côté de Saint-Brice, en 1949, lorsque je prenais le train pour me rendre au lycée Lamartine à Paris, il y avait encore des vergers, notamment des poiriers. »

Le public pourra aussi découvrir la maison du garde barrière, les différents modèles de trains qui ont traversé les époques ou encore les rues adjacentes comme, par exemple, la rue aujourd’hui appelée rue du Champ Gallois.

Infos pratiques

Du 12 au 16 septembre, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, à l’Orangerie, place Gallieni.
Entrée libre.
Rens. au 01 34 19 85 30

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