Parcours découverte n°31-40

Publié le 18 décembre 2018

Découvrez un peu plus l’histoire de votre ville au fil des noms de rues…

31. angle rue de Mauléon et avenue du Général de Gaulle
Plaque commémorant l’arrivée de la Division Leclerc le 28 août 1944, qui entra dans Saint-Brice venant de Deuil et de Montmorency.

32. rue Edith Wharton
Balustrade. Il semble qu’il s’agisse de la balustrade de la terrasse du château de la famille Braque, seigneurs de Saint-Brice jusqu’en 1740. L’entrée principale du château était située rue du Mont de Veine. Les parcs et jardins s’étendaient jusqu’à la rue de Paris.

33. rue Edith Wharton
Le « Pavillon Colombe » est une élégante « folie » construite en 1770 par l’architecte Bélanger pour le compte de Jean-André Vassal, Receveur des Finances, qui en laissa l’usufruit à sa maîtresse Marie-Catherine Colombe, actrice de la Comédie Italienne (1751 - 1830).
Cette demeure avait la réputation d’être une merveille : fresques et peintures de Fragonard et d’Hubert-Robert, sculptures de Pigalle et Houdon, vitrines aux ivoires précieux, fauteuils recouverts de tapisseries de Beauvais, biens et trésors dispersés depuis lors.
La célèbre cantatrice russe, Félia Litvinne, très grande interprète des rôles wagnériens d’Isolde et Brünhilde, y séjourna les étés 1906 et 1907.
En 1918, la grande romancière américaine, Edith Wharton, s’y installa. Elle y mourut en 1937 après y avoir écrit un grand nombre de ses romans (plaque commémorative près de la porte).

34. rue Edith Wharton
La grande fontaine a été utilisée jusqu’au milieu du XXe siècle, beaucoup de maisons ne disposant pas encore d’eau courante. Les abords très fréquentés constituaient pour la vie locale une sorte de « forum ».

35. rue Edith Wharton
La propriété « Clairfont », édifiée vraisemblablement avant la fin du XIXe siècle, sur l’emplacement d’une petite maison où demeura l’écrivain et librettiste Marmontel (1723- 1799).
Propriété de la famille Howyn de 1846 à 1886, elle fut occupée par l’armée prussienne en 1870/1871. Elle devint plus tard la maison de plaisance du banquier parisien Alexis Rostand, qui y recevait son neveu l’écrivain Edmond Rostand et son épouse la poétesse Rosemonde Gérard.
Aujourd’hui, la propriété qui a été restaurée appartient, au Ministère de la Justice. C’est en Centre éducatif fermé (CEF) qui accueille des jeunes en difficultés.

36. 23 rue de Montmorency
Ancienne cour des Miracles. Sur le côté Est, on peut voir une statue de la Vierge érigée en 1878, et qui, jusqu’en 1939, était une étape pour la traditionnelle procession du 15 août. À cette occasion, pendant des années, Edith Wharton ouvrait son parc où était installé un reposoir.

37. 20 rue de Montmorency
Chalet construit en 1909 sur le modèle du pavillon de la Suisse à l’exposition 1900.

38. 30 rue de Montmorency
Ancienne cour de ferme

39. rue Eugène Châtenay
Les écuries du château furent construites à la fin du XVIIIe siècle par Jean-Louis Loiseau de Béranger, Fermier Général, guillotiné le 8 mai 1794, en même temps que le célèbre chimiste Lavoisier. Marmontel fréquentait ce château. Selon la tradition, le roi Louis XVI y faisait halte lorsqu’il venait chasser dans les environs.
Ce château fut édifié sur des plans de Guillaume de Trepsat (1743 - 1813) qui fut plus tard architecte de l’empereur Napoléon Ier et travailla à Versailles, aux Trianons, à l’Hôtel des Invalides et au château de Rambouillet. Vendu comme bien national sous la Révolution, le domaine fut acheté par un riche banquier, Monsieur Michel, beau-frère de Juliette Récamier. Celle-ci y séjourna en 1803. Il appartint ensuite au maréchal Mac-Donald, puis au prince de Talleyrand-Périgord qui y résida avec la duchesse de Dino, sa nièce jusqu’en 1814.
On suppose qu’il fut démoli sous la Restauration. Il n’en reste rien. Dans le parc subsiste un platane de plus de 400 ans. Quant aux écuries, elles ont bénéficié d’une remarquable restauration vers les années 1975, alors qu’elles étaient dans un état de délabrement extrême.

40. angle des rues Eugène Châtenay et du Pont au Coq
Cet ancien pavillon de chasse fut habité par Louis Joseph Nompar de Caumont, duc de la Force (1768 - 1838). Il avait émigré en 1789 et s’était enrôlé dans l’Armée des Princes, mais il rentra en France en 1809. Il participa à la campagne de Russie en 1812 et fut décoré de la Légion d’Honneur par Napoléon sur le champ de bataille de la Moskova.
Membre du Corps législatif, il devint Pair de France sous la Restauration.
À ces titres glorieux, il ajoutait la fonction de conseiller municipal de Saint-Brice.

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